|
JUSTICE – Cantat : une libération, des questions |
|
|
| Ecrit par Vincent Chevalier,
le 16-10-2007 00:00
|
|
Malgré l’opposition de la famille Trintignant, la demande de libération de Bertrand Cantat a été acceptée. Justiciable comme tout le monde mais médiatique, sa sortie anticipée oppose deux camps
Emprisonné depuis quatre ans pour avoir tué sa compagne Marie Trintignant, Bertrand Cantat, 43 ans, doit sortir aujourd’hui au bénéfice de la libération conditionnelle effective dès la moitié de la peine effectuée. Et ce, malgré la colère de la mère de la victime, Nadine Trintignant, et des associations de défense des femmes. Cantat, dehors, sera toutefois contraint de ne pas s’exprimer publiquement sur l’ "affaire" ni de s’en inspirer pour réaliser toute œuvre audiovisuelle. Un moindre mal pour la famille Trintignant, irritée par la libération du meurtrier de leur proche. Même si Nadine Trintignant a affirmé ne pas vouloir "réagir" à cette remise en liberté anticipée, elle a déjà donné son sentiment sur la question, à la fois dans un livre, Ma fille, Marie sorti trois mois après les faits, et en septembre, dans une lettre adressée au juge d’application des peines. Elle craignait que "la libération très anticipée n’apparaisse comme tristement significative pour tous ceux qui luttent pour que soit enfin justement sanctionnées les violences faites aux femmes."
Trois nouveaux albums prévus Pourtant, leader de Noir Désir ou pas, Bertrand Cantat est un justiciable comme les autres. Condamné à huit ans de prison, il est, comme n’importe quel prisonnier lambda, libérable à la moitié de sa peine au vu de sa bonne conduite en prison. Le juge d’application des peines du tribunal de Toulouse a estimé que Cantat ne représente pas un danger, ni pour lui ni pour les autres. Le chanteur devra poursuivre son traitement psychothérapeutique entrepris en prison et ne devra pas intervenir publiquement sur l’affaire. Le juge a motivé sa décision en affirmant que Cantat avait fait des efforts de réadaptation sociale et avait des perspectives de réinsertion sociale et professionnelle. Son groupe a effectivement signé avec la maison de disques Barclay pour trois nouveaux albums. Avec Bertrand Cantat au micro. Marie VARNIEU. (www.lepetitjournal.com) mardi 16 octobre 2007
Rappel des faits Pour Bertrand Cantat et la famille Trintignant, le cauchemar a commencé il y a quatre ans, à Vilnius. Nadine dirigeait sa fille Marie dans le téléfilm adapté de la vie de Colette. Le tournage se passait à Vilnius, en Lituanie. Bertrand et Marie se fréquentaient depuis neuf mois. Un soir à leur hôtel lituanien, une dispute a éclaté entre les deux conjoints. Cantat frappe violemment sa compagne de quatre gifles. L’actrice est décédée le lendemain, le 1er août, d’un œdème cérébral. Jugé par le tribunal de Vilnius, le chanteur a écopé d’une peine de huit de prison. Il a été rapatrié fin septembre 2004 au centre de détention de Muret (Haute-Garonne) où il a déjà bénéficié de plusieurs permissions de sortie. M.V. (LPJ) 15-10-07
En savoir plus : Site officiel de Noir Désir Le Figaro : Nadine Trintignant : Il faut faire appliquer les peines
|