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Transports – La Deutsche Bahn dans l’impasse.- La Deutsche Bahn est dans une mauvaise passe. Vendredi, une grève a perturbé le trafic ferroviaire, notamment sur les lignes régionales. C’est la deuxième depuis deux semaines. Le syndicat de cheminots GDL, à l’origine du mouvement de protestation, indique n’avoir toujours pas trouvé de compromis avec la Deutsche Bahn. Lundi, une nouvelle proposition devait être avancée par les dirigeants de l’entreprise. GDL, qui a renoncé à un nouveau mouvement de grève prévu pour lundi et mardi, s’est dit prêt à reprendre la contestation en cas d’échec des négociations. Ces perturbations arrivent au moment où la Deutsche Bahn joue son avenir économique. La privatisation, souhaitée par l’entreprise depuis longtemps, est encore loin d’être parachevée. La haute chambre du parlement allemand, le Bundesrat, vient en effet de rejeter le projet de privatisation en raison de l’insuffisance des garanties de service public. Le Bundesrat craint en effet que les petites gares ou les lignes les moins rentables du territoire soient peu à peu abandonnées par l’entreprise. Le projet, qui devrait être présenté au Bundestag, ne devrait pas, selon certains députés, aboutir avant 2010. C.B. (www.lepetitjournal.com - Berlin) mardi 16 octobre 2007 Prostitution – Un projet de maison close à Schöneberg contesté par les habitants.- A l’angle des rues Postdamerstrasse et Kurfürstenstrasse, la colère monte. Les habitants et les commerçants du quartier s’organisent contre l’installation d’une maison close, au dessus d’un grand magasin de produits érotiques. Le bâtiment, qui devrait proposer environ 200 chambres, risque selon les habitants de déprécier considérablement l’image du quartier et de semer l’insécurité. Le maire du district, Ekkehard Band (SPD), a réuni jeudi dernier la première assemblée de riverains pour organiser la contestation. Problème : le droit n’est pas de son côté. La loi allemande reconnaît en effet la prostitution et autorise l’ouverture de bordels sous certaines conditions. La question des relations avec le voisinage reste cependant délicate, même si la police assure qu’elle a la situation sous contrôle. C.B. (www.lepetitjournal.com - Berlin) mardi 16 octobre 2007 Culture – L’Etat fédéral refuse de prendre en charge le Staatsoper.- Le Staatsoper, opéra historique de Berlin, ne sera finalement pas pris en charge par l’Etat fédéral comme il en avait été question. Le bâtiment du Staatsoper, en piteux état, a besoin, au-delà de ses frais de fonctionnement, d’une profonde rénovation dont les coûts sont évalués à 230 millions d’euros. Angela Merkel, après avoir consulté les autres Länder, s’est finalement inclinée. Pas de fondation fédérale gestionnaire du Staatsoper mais une dotation plus importante pour la rénovation du bâtiment, tels sont les termes du compromis qui déçoivent les politiques berlinois. Quant à Daniel Barenboim, le directeur général artistique du Staatsoper, il déclare "primitif" et "incompréhensible" le débat qui oppose le Land et l'Etat fédéral dans la gestion des monuments culturels. "Historiquement, l'Allemagne a toujours été un pays modèle en ce qui concerne la formation et la culture", a-t-il déclaré dimanche à Tokyo, alors qu'il s'apprête à recevoir le prix Praemium Imperiale, considéré comme le "Nobel de l'art". Le Staatsoper Unter den Linden, construit entre 1741 et 1743, fut le premier théâtre royal d’Allemagne. C.B. (www.lepetitjournal.com - Berlin) mardi 16 octobre 2007 |