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DEMI-FINALE - La France toujours incapable d’enchaîner ! |
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| Ecrit par Marie Varnieu,
le 15-10-2007 01:00
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Un fantastique exploit (contre les Blacks), puis le néant contre les Anglais à domicile. C’est la France, capable du meilleur comme du pire...
 Christophe Dominici et les Bleus joueront pour la troisième place vendredi soir (Photo AFP)
On le craignait, on le pressentait. Malgré les mises en garde, c’est arrivé dans les grandes largeurs face à l’Angleterre, vainqueur au terme d’un match cadenassé, sans liant et crispant (14-9). Rendant tous les exploits possibles - même les plus insensés - la France est en revanche toujours incapable de confirmer. Cela s’est encore vérifié en demi-finale de Coupe du monde, samedi soir au Stade de France, une semaine tout juste après la folle soirée de Cardiff, lorsque des Bleus admirables de courage avaient bouté les All Blacks hors du circuit en s’appuyant sur une défense exceptionnelle. Mais l’exploit restera sans lendemain malgré le "soutien" historique de plus de 20 millions de téléspectateurs dans l’Hexagone. Car à vouloir maintenir la même tactique, qui plus est avec les mêmes hommes (certains étaient émoussés, marqués par le combat contre les Blacks), Laporte a vu sa stratégie portant un jeu restreint et usant lui revenir en pleine face. Une fois, ça va. Deux fois, bonjour les dégâts. Au final, son équipe s’est cassée les dents sur le rugueux pack britannique. Saint-André en pôle... Et pour ne rien arranger, les Français sont rentrés de la pire des façons dans ce match, avec un essai gag encaissé dès la cinquième minute, l’arrière Traille offrant littéralement cinq points aux Anglais. Cinq points, ce sera l’écart au coup de sifflet final… Après, ce fut un soporifique et stérile défilé de coups de pieds de par et d’autres. A ce petit jeu, les Anglais ont un maître avec Wilkinson. S’il n’est plus aussi fort qu’en 2003, cela a suffi pour maintenir les Bleus à distance. "On ne va pas se chercher d’excuses, on s’est plantés", reconnaissait le troisième ligne Thierry Dusautoir. A chaud, d’autres allaient plus loin dans la critique, n’hésitant pas à mettre le sélectionneur en avant de ce désastre. "La tactique était erronée, soupirait Fred Michalak. On aurait dû écarter davantage le jeu plutôt que de tabler sur le jeu au pied et l’occupation du terrain". Une pierre dans le jardin d’un Laporte qui estime, au contraire, "ne pas s’être trompé de tactique". Une chose est sûre, et alors que la France essaiera tout de même de terminer sur le podium de son Mondial, vendredi, c’est la fin d’une époque qui se précise pour le XV de France. Après huit ans en poste, le sélectionneur va céder sa place - selon nos sources, l’ancien Clermontois Philippe Saint-André tient la corde - plusieurs cadres de l’équipe à bout de souffle comme Pelous ou Ibanez vont également arrêter. "C’est une grande déception, a reconnu le président de la FFR, Bernard Lapasset qui, lui, va prendre en mains les destinés du rugby mondial (IRB). On va essayer de comprendre pourquoi nous n’avons pas réussi à remporter cette Coupe du monde chez nous". Les techniciens et les autres ont quatre ans pour trouver la parade. Rendez-vous le 20 octobre 2011 à Auckland ! Valéry LEFORT. (www.lepetitjournal.com) lundi 15 octobre 2007
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