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La diversification et l’internationalisation sont les deux objectifs piliers du leader de la distribution en Espagne. Après avoir rendu public les résultats de l’exercice 2004-2005, plus de 15 milliards d’euros, le groupe Corte Inglés a annoncé le lancement d’une chaîne de bricolage et sa volonté de mettre le cap sur le Portugal et l'Italie
Isidoro Alvarez, propriétaire du leader de la distribution en Espagne : El Corte Inglés. (Photo AFP)
Tout va bien pour le Corte Inglés. Durant l’exercice 2004-2005, le leader de la distribution en Espagne a réalisé un chiffre d'affaires supérieur à 15 milliards d’euros (7,1% de plus que l’année précédente), pour un bénéfice net qui représente la modique somme de 401 millions d’euros. Le groupe récolte en effet les fruits des investissements consentis en 2004 : près de 806 millions d’euros pour étendre son réseau national.
Au cours de cette période 86 nouveaux établissements ont été créés: 36 agences de voyage, 19 magasins Opencor, 17 Supercor et 12 Sfera ; sans oublier les deux centres commerciaux à Carthagène et Valence. Au mois de mai dernier, El Corte Ingles continuait sur sa lancée en inaugurant au Parquesur de Leganés, à Madrid, le premier immeuble spécialisé entièrement dans la décoration intérieure.
La dernière idée de génie du géant ? Se spécialiser dans le bricolage. La marque Bricor sera par conséquent lancée sur le marché espagnol au cours de l’année 2006. Un futur concurrent au Leroy Merlin.
Le Portugal puis l’Italie
Après l’expansion nationale, le groupe s’aventure à l’international en commençant par conquérir ses voisins frontaliers.
En effet, quatre ans après l’ouverture d’un centre commercial à Lisbonne, Vilanova de Gaia près d’Oporto sera, au cours de l’année 2006, la seconde ville au Portugal à accueillir le géant espagnol.
Et la chaîne ne s’arrête pas là, elle négocie actuellement avec la mairie de Rome pour y installer un centre dans la capitale.
Selon les déclarations du propriétaire du Corte Inglés, Isidoro Alvarez, « ces ouvertures à l’étranger ne signifient pas que l’on délaisse le développement national, bien au contraire. Notre politique est la proximité et il existe encore de nombreux lieux urbains où nous ne sommes pas présents ».
Gaelle STEVANT. (LPJ) 30 août 2005 |