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EDUCATION – L'Aheed à l'aide des enfants pauvres |
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jeudi 18 octobre 2007 |
Le plus grand fléau qui touche une population est sans nul doute son manque d’instruction. C'est pourquoi l'Association de la Haute Egypte pour l’Education et le Développement propose une scolarité à des enfants pauvres. Elle gère aujourd'hui une quarantaine d'écoles
En 1947, les Jésuites ont fondé l’AHEED - l'Association de la Haute Egypte pour l’Education et le Développement. La direction en a été donnée au Père Henri AYROUT, connu pour avoir présenté une thèse, Les paysans, d’une grande renommée sur l’Egypte rurale des années 1935 à 1940. Il concluait que l’éducation était la pierre angulaire de tout développement de la Haute Egypte. Comme l'explique Magued Moussa, le Directeur Général de l’AHEED, de riches familles égyptiennes ont soutenu cette association et permis la création de 120 écoles qui diminuèrent jusqu’à 40 à la suite des modifications de la réglementation sur les écoles en 1950. Aujourd’hui, cette ONG dirigée par une administration séculière, avec l’aide de donateurs privés, de sociétés et d’organismes internationaux, gère 36 écoles qui délivrent un enseignement à des enfants qui, sans cela, seraient restés dans le dénuement intellectuel que leur statut leur garantissait. Ces écoles sont toutes implantées dans les Gouvernorats d’Assiout, Minia, Sohag et Louxor/Qéna.
Haute Egypte, étendue magique percluse de traditions ancestrales Cette région, forte de son histoire, est aussi parfois victime de ses traditions qui veut par exemple que les filles ne méritent aucune instruction ou éducation. Leur rôle se borne en général à l’entretien de la maison, au mariage et à la procréation. Beaucoup ne sont donc jamais scolarisées, raison pour laquelle l’AHEED force dans ce sens pour équilibrer les chances de chacun et donner une définition simple de l’égalité entre les sexes.
Management rigoureux L’association fonctionne avec 11 administrateurs dont 3 femmes, 130 employés et ouvriers dans 4 bureaux, plus de 750 instituteurs et 500 coordinateurs et coordinatrices. Leur équipe fonctionne bien et donne des résultats. Les notes des élèves de ces classes sont toutes au-dessus des moyennes des autres écoles publiques et certains de ces élèves sont allés dans les universités. Beaucoup reste à faire mais un point est encourageant : le coût de fonctionnement de cette énorme machine à promouvoir les enfants est en effet très faible. Il représente 8,18 % des revenus totaux de l’association. Souvenons-nous que la scolarisation d’un enfant en Haute Egypte coûte 750 LE par an soit moins de 100 €…
François de Martino. (www.lepetitjournal.com - Le Caire) jeudi 18 octobre 2007
Pour en savoir plus, voir l’annonce dans le "Pense-bête" du Gala annuel de l’association ou contactez Jacqueline Cassab Email: jacquelinecassab@gmail.com Website: www.upperegypyt.org
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