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Ces derniers mois les ventes de banques égyptiennes à des banques internationales ont fait beaucoup de bruit en Egypte. Les banques françaises ont participé à ces "appels d’offres" du gouvernement égyptien, mais certaines ont été plus discrètes que d’autres. BNP Paribas par exemple, pourquoi ?
Pour BNP Paribas, après l’échec de la reprise de la MIBank et de sa trentaine d'agences, le choix était difficile et les solutions peu nombreuses : développement externe ou développement interne. Dans ce beau pays "sous-bancarisé" (2000 agences pour tout le pays, toutes banques confondues), beaucoup est à faire et les parts de marché à prendre, très importantes. Car elles sont porteuses de résultats potentiels de la même taille. Chacun a sa propre stratégie, certains achètent à grand renfort de millions voire de milliards (comme pour la Banque d’Alexandrie finalement acquise pour 1,6 milliard de dollars). D’autres sont plus réservés et envisagent une autre gestion de leur développement en Egypte, à la fois plus réfléchie et moins spectaculaire.
De la difficulté du recrutement Philippe Joannier, le "Patron" pour l’Egypte, met en avant les problèmes générés par le manque de personnel qualifié auquel il se heurte et il est vrai qu’en multipliant le nombre d’agences, on ne fait qu’empirer ce manque au point de ne plus répondre aux attentes de service de la clientèle. La croissance de cette banque est rapide mais contrôlée : les agences, au nombre de 32 aujourd’hui, elles devraient être 50 en fin d’année. Philippe Joannier fait former les personnels dont les agences auront besoin. Cette formation en interne, baptisée Saqarah (comme la pyramide puisque le programme est à paliers) permettra à de jeunes diplômés de faire des plans de carrière dans les agences qui s’ouvriront dans le pays. La BNP table sur les réformes économiques " courageuses et fondamentales" de la "Dream Team" au pouvoir actuellement en Egypte et sur une croissance importante et stable. "La cohérence de pensée gouvernementale pousse à croire en la pérennité de ce développement", déclare Philippe Joannier. "Même si toutes les couches de la population n’en ont pas encore bénéficié, le temps donnera raison aux décideurs actuels".
Classes moyennes Pour accompagner le développement général en réalisant le leur, Philippe Joannier et Alain Lamarlère, Directeur et responsable "Entreprises" pour l’Egypte, entendent attirer les PME/PMI ainsi que les clients des classes moyennes qui sont les personnels d’encadrement ou employés de ces mêmes entreprises ou encore des professions libérales. Dans les provinces comme dans les grandes villes du territoire. D’ores et déjà, près de 1300 entreprises travaillent avec BNP Paribas et 20 % d’entre elles avec engagements. Les crédits consentis à ces entreprises montrent la présence réelle de la banque dans ce marché plein de ressources. "L’obligation d’auditeurs, accrédités par la Banque Centrale, rend les comptes plus fiables et permet un meilleur contrôle du risque" dit Alain Lamarlère. Les services Banque-Assurance sont assurés par un partenariat avec Allianz qui répond aux besoins de la demande client sans pour cela fondre les 2 activités dans la même entité. Seule donnée indispensable pour que ce développement perdure, le taux de croissance, des études attestent qu’au-dessous de 6 % de croissance la régression s’imposera. Mais nous n’en sommes pas là. François de MARTINO. (www.lepetitjournal.com – Le Caire) vendredi 19 octobre 2007
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