| Ecrit par Camille VAYSSETTES,
le 28-08-2005 23:01
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Après des mois musclés en dissensions et en railleries, les socialistes se préparent un automne où les ambitions personnelles voudront toujours plus donner de la voix. Le premier round s’est déroulé ce week-end pendant l’université d’été à La Rochelle. François Hollande le blasé a endossé tant bien que mal son rôle de tampon
François Hollande ne veut pas entendre parler des élections présidentielles avant le « second semestre 2006 ». Il est bien le seul. (Photo : AFP)
La Rochelle, son port, ses derniers estivants et son université d’été du PS. Le parti d’opposition avait rendez-vous ce week-end pour ce passage obligé à l’issue d’un premier semestre 2005 qui a fait la part belle aux déchirures et aux luttes internes autour de la Constitution européenne.
Alors que des individualités veulent profiter de la crise d’identité du parti pour prendre la main, François Hollande a voulu remettre les grandes échéances à leur place. Le premier secrétaire du PS a avant tout insisté sur l’importance de nourrir le programme socialiste plutôt que de se contenter de casser les actions de la majorité : « Nous sommes le parti qui doit gouverner demain. Nous avons donc l'obligation de proposition ». Quand certains cherchent l’implosion pour tirer la couverture a eux, il a déclaré : « Le PS nous survivra », écartant les tentations de faire bande à part.
En parallèle, dans un entretien au journal gratuit 20 minutes à paraître aujourd’hui, François Hollande a rappelé que l’élection présidentielle n’était pas à l’ordre du jour. Selon lui, le choix du candidat PS devra attendre le « second semestre 2006 ».
Le poste de premier secrétaire en jeu en novembre
Derrière les vœux pieux offerts par Hollande aux quelque 2.000 militants qui avaient fait le déplacement, la machine est pourtant bien en marche. Laurent Fabius, Dominique Strauss-Kahn, Jack Lang : ceux qui se croient présidentiable ont déjà commencé les convocations de la presse et les déclarations en forme de programme.
Derrière les ténors, le Nouveau PS d’Arnaud Montebourg et Vincent Peillon, restés discrets à La Rochelle, promet de montrer l’étendue de sa répartie au congrès du Mans, en novembre prochain (18 au 20).
Blasé, Hollande remettra en jeu au Mans son poste de leader du parti. A voir quels futurs présidents de la République en goguette se mêleront à la curée.
Camille VAYSSETTES. (LPJ) 29 août 2005 Lire aussi
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