| Ecrit par Marie Varnieu,
le 11-10-2007 00:00
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Réputé plus atlantiste que Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy a tenté de rassurer Vladimir Poutine grâce à "un langage de franchise" Quand Nicolas et Vladimir se rencontrent pour la première fois, ils discutent bien entendu… de sport ! Et le tutoiement est de rigueur : "Nous sommes convenus de faire du sport ensemble", a commencé Vladimir Poutine. "J'ai peur", en a même plaisanté Nicolas Sarkozy. "Tu cours tous les jours ?" "Non je nage", a répondu le président russe. "Tu nages tous les jours ?", s’est demandé le président français. "J'ai même une piscine", a répondu Vladimir Poutine. "Je vais te montrer la résidence, je vais tout te montrer. Ca ne t'embête pas ?" Devant l’insistance de Vladimir Poutine, Nicolas Sarkozy n’a pu que s’incliner et accepter l’invitation de visiter la maison de son hôte, à une quarantaine de kilomètres de Moscou. Pour sa première visite officielle en Russie, qui a débuté mardi soir et qui s’achève aujourd’hui, le président français a tout de même parlé politique avec son homologue russe. Seulement, devant la presse, l’un et l’autre n’ont pas déclaré la même chose… Voire, ils n’ont presque rien déclaré du tout.
Dissensions sur le programme nucléaire iranien Avant de partir en Russie, Nicolas Sarkozy avait assuré que toutes les questions, même celles qui fâchent, seraient abordées avec Vladimir Poutine. Ainsi, au rayon des sujets tabou, l’Iran, le Kosovo, Anna Politkovskaia - la journaliste assassinée -, et la Tchétchénie ont été discutés lors d’un entretien qui a duré trois heures. Si les trois derniers ont été "approfondis", aucun détail n’a été dévoilé par Nicolas Sarkozy. Quant à l’avenir du Kosovo, dont la Russie refuse d’entendre parler d’indépendance, les deux amis auraient trouvé "une piste qui éviterait une humiliation". Une humiliation ? A qui ? Pourquoi ? Motus et bouche cousue. Par contre, les deux chefs d’Etat se sont montrés beaucoup plus prolixes concernant l’Iran et son programme nucléaire. Alors que Nicolas Sarkozy a évoqué "une politique qui s’est fortement rapprochée", Vladimir Poutine l’a désavoué peu après en feintant l’ignorance : "Il n’y a pas de donnés objectives là-dessus (sur le programme nucléaire iranien, ndlr). C’est pourquoi nous partons du principe que l’Iran n’envisage pas de le faire." Alors que la France est plutôt favorable à un durcissement des sanctions concernant l’Iran… Un accrochage verbal qui n’empêche pas Nicolas Sarkozy de se déclarer "ami des Américains" mais qui souhaite également "un dialogue authentique avec la Russie". Du style : "Tu nages tous les jours ?" Marie VARNIEU. (www.lepetitjournal.com) jeudi 11 octobre 2007
Pour en savoir plus : L’Express : Sarkozy entame une délicate visite en Russie Le Figaro : Vladimir Poutine et Nicolas Sarkozy brisent la glace Le Nouvel Obs : Russie : Sarkozy "ne souhaite donner de leçons à personne"
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