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COMMUNAUTE - "Des inscriptions au consulat en hausse depuis la crise" |
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mercredi 17 octobre 2007 |
Aurélien Maillet vient de rejoindre l’équipe du consulat de France à Buenos Aires en tant que vice-consul. De nombreux dossiers s’empilent déjà sur son bureau

(Photo LPJ) Le Petit Journal : Vous êtes arrivé, il y a un mois, au consulat. Quelles sont les particularités que vous découvrez au sein de l’institution Argentine ? Aurélien Maillet : Il y a beaucoup de travail au consulat de Buenos Aires. Nous sommes très sollicités car nous avons, à la fois, une communauté argentine se rendant en France dans le cadre d’échanges universitaires (soit près de 1.000 visas par an), mais surtout l’une des plus grandes communautés françaises d’Amérique Latine. Nous recensons 15.000 Français enregistrés au consulat. Depuis la crise de 2001, ce nombre a grimpé de 20%.
L.P.J. : Pourquoi ? A.M. : La crise financière a bousculé le niveau de vie moyen des Argentins mais aussi des Français vivant dans le pays. Une population de descendants d’immigrés français, qui a conservé sa nationalité, a notamment cherché à se placer sous la protection du consulat pour anticiper les effets néfastes de la crise. De fait, notre service social est très sollicité et nous recensons près de 350 allocataires en situation d’indigence sollicitant l’aide financière de la France.
L.P.J.: La France propose-t-elle d’autres dispositifs pour aider ses ressortissants installés en Argentine ? A.M. : Oui, nous avons tenu, mercredi dernier, notre réunion annuelle d’attribution de bourses scolaires. Nous avons reçu 175 dossiers pour 250 enfants scolarisés dans les établissements Mermoz ou Martinez. Nous avons rendu des avis sur ces dossiers qui sont ensuite validés par l’agence pour l’enseignement du français à l’étranger. En novembre, nous tenons notre comité de répartition de l’aide sociale. L’année 2008 sera également marquée par deux évènements : notre déménagement et l’organisation des élections de l’assemblée des Français à l’étranger.
L.P.J. : Quelle est votre première impression sur Buenos Aires ? A.M. : Je viens de passer trois ans à Atlanta. Je voulais changer radicalement de destination. Buenos Aires est immense et son identité particulière. Nous retrouvons des habitudes européennes avec la vie qui s’expose dans les rues, les quartiers même si la capitale ne se départ pas d’un côté très latino américain.
Propos recueillis par Caroline Béhague (www.lepetitjournal.com - Buenos Aires) le 17 octobre 2007
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