| Ecrit par Camille VAYSSETTES,
le 25-08-2005 22:01
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Pour soulager les enseignants et aider les enfants en difficulté, la rentrée se fera avec plus d’effectifs. Tandis que Gilles de Robien annonce la création de 45 000 "emplois vie scolaire", Jean-Louis Borloo démarre son plan de réussite éducative. Le gouvernement se veut studieux... même si sa copie ressemble étrangement à celle des "emplois-jeunes" de Lionel Jospin
 Hier, Jean-Louis Borloo au sortir du conseil des ministres (Photo : AFP)
Pour sa première rentrée scolaire, le gouvernement Villepin revisite les classiques. Le ministre de l'Education nationale, Gilles de Robien, a annoncé mercredi que d'ici fin 2005, les établissements scolaires disposeront de 45.000 "emplois vie scolaire", dont 20.000 créations nettes de postes. Concrètement, dès septembre, 20.000 jeunes payés au Smic seront recrutés grâce à deux types de contrats allant de six à 24 mois.
Il s’agit du contrat d’accompagnement vers l’emploi (CAE) pour les moins de 26 ans, et du contrat d'avenir pour les bénéficiaires de minima sociaux. « Ces emplois vie scolaire se substitueront en partie aux 25.000 contrats emplois solidarité (CES) qui arrivent à échéance fin 2005. Ils constitueront donc un supplément net d'environ 20.000 adultes dans les établissements scolaires », a expliqué Gilles de Robien.
Aussi, les personnels recrutés auront pour missions prioritaires, dans le primaire et le secondaire, l'aide aux élèves handicapés, et l'assistance administrative aux directeurs d'école, principalement dans les ZEP et les zones rurales.
Ecole et environnement familial
Au ministère de la Cohésion sociale, Jean-Louis Borloo lance son plan de réussite éducative. Il prévoit la constitution de 750 équipes chargées d'aider les élèves en difficulté scolaire. Du soutien scolaire de choc, en somme. 200 projets sont déjà définis, devant concerner 60.000 jeunes. Certains démarreront dès septembre, les autres dans les mois à venir ou dans l'année.
Le dispositif consiste à apporter un soutien individualisé à un enfant fragile, tenant compte de son environnement sanitaire et social. « L’école seule ne peut régler tous les dysfonctionnements de la société. Ce plan ne se substitue pas à l’Éducation nationale, il vient en plus », explique Jean-Louis Borloo.
Avec l’arrivée de ces dispositifs, on pourrait presque croire à un retour des "emplois-jeunes" du gouvernement Jospin, supprimés en 2002 pour des raisons budgétaires. D’ailleurs, le fait que le gouvernement décide finalement de relancer les emplois aidés dans le secteur de l’Education étonne et inquiète les principaux syndicats d’enseignants, surtout quant à la précarité des emplois proposés. « On a du mal à cerner la manière dont ça va se mettre en place. Il y a un flou total », a déploré Patrick Gonthier, secrétaire général de l'UNSA-Education.
Amélie LE GAL LA SALLE. (LPJ) 26 août 2005
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