| Ecrit par Marie Varnieu,
le 10-10-2007 01:00
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L’Académie des sciences royales de Stockholm a récompensé hier conjointement le Français Albert Fert et l’Allemand Peter Grünberg pour leurs travaux sur les nanotechnologies Albert Fert (photo AFP)
Cocorico ! Dix ans après Claude Cohen-Tannoudji, dernier prix Nobel de Physique français, l’Académie des sciences royales de Stockholm a décerné hier le titre à Albert Fert et à l’Allemand Peter Grünberg. Les deux chercheurs ont été récompensés pour leurs travaux sur les nanotechnologies et plus précisément sur l’effet physique de la magnétorésistance. Cette découverte a permis la miniaturisation des disques durs d’ordinateur ainsi que de multiplier par 100 leur capacité de stockage. Ils se partageront la somme de 1,54 millions de dollars. Les deux lauréats ont reçu le prix car l’un et l’autre avaient découvert la même chose à six mois d’intervalles ! En 1988, Albert Fert publiait un article dans Physical Review Letters où il évoquait ses avancées scientifiques. Seulement, le brevet a mis du temps à être déposé et, entre temps, Peter Grünberg avait écrit un article sur le même sujet ! Finalement, l’Allemand et le Français ont reçu plusieurs récompenses en commun cette année comme le Prix Japonais ou le Prix Wolf, décerné par Israël.
Médaillé d’or du CNRS en 2003 A 69 ans, Albert Fert s’est dit "étonné" de recevoir ce Prix Nobel, décerné depuis 1901. Pourtant, selon les spécialistes, ses travaux auraient pu être nobélisables depuis au moins 2003 ! Depuis 12 ans, le chercheur dirige l’unité mixte de physique au CNRS-Thales de Palaiseau, en Essonne, et travaille pour l’université d’Orasay (Paris Sud). Né à Carcassonne, Albert Fert a été médaillé en 2003 par le CNRS, récompense suprême pour les scientifiques français. Un an plus tard, les récompenses ont continué à pleuvoir avec sa nomination, somme toute logique, à l’Académie des Sciences. Son sacre d’hier a été unanimement salué, notamment par le Premier ministre François Fillon qui a rendu hommage à son "travail formidable". Quant à Georges Charpak, prix Nobel il y a quinze ans, qui a soutenu depuis de nombreuses années la candidature de son compatriote, il s’est déclaré "enchanté" pour lui. Finalement, ce titre récompense une carrière déjà bien remplie. Marie VARNIEU. (www.lepetitjournal.com) mercredi 10 octobre 2007 En savoir plus Le Nouvel Obs : Le Nobel à Albert Fert et Peter Grunberg Site officiel des Nobel
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