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L'Itikaf, la retraite spirituelle, gagne de plus en plus de partisans. Les fidèles passent les dix derniers jours de Ramadan à la mosquée  La retraite est notamment consacrée à la lecture du Coran (Photo DR)
Les dix derniers jours de Ramadan sont arrivés, la course d’Itikaf a commencé. Tarek, jeune employé dans une compagnie de télécommunications a tenu à se mettre en congé. Il n’est pas le seul à le faire, cette mosquée de Maadi est débordée de gens. Ces derniers passent leurs jours et leur nuits à la mosquée pour la retraite, l’itikaf. Cela signifie s’isoler du monde et consacrer son temps à la récitation du Coran, la prière, le rappel d'Allah, l’invocation, etc. "Plus on se débarrasse des distractions et des futilités, mieux on profite du temps. Je tiens à n'avoir aucune obligation depuis quelques années pendant ces dix jours pour le faire", souligne Tarek. En fait, celui qui fait l’Itikaf ne doit pas sortir de la mosquée sauf en cas de force majeure. Or, beaucoup d’hommes présents n’ont pas le luxe de prendre des congés. "L’Itikaf est faisable même pour quelques heures. Il suffit d’avoir l’intention, en entrant à la mosquée, de consacrer quelques heures où je reste à l'Itikaf", indique Mohamed, jeune ingénieur. Pour les femmes, l’Itikaf est possible aussi juste pour quelques heures : "C’est difficile pour les femmes notamment si elles ont des enfants", souligne Noha, femme au foyer et mère de deux enfants et qui consacre pourtant une partie de sa journée à l'évènement.
Le gîte et le couvert Celui qui n’a jamais essayé pourrait penser que c’est dificile. Or, Tarek assure :"Chaque personne qui a de bonnes intentions et une vraie détermination, Allah l'aide à entreprendre cette tâche avec aisance. La mosquée est dotée de douches et de vestiaires. Pour dormir, je prends avec moi mon sac de couchage. Pour la nourriture, chacun paye 55 LE pour dix jours". Et d’ajouter : "Le nombre est en augmentation chaque année. On est presque cinquante cette année." Si l’Itikaf est une sounnah (une pratique du Prophète mais qui n’est pas obligatoire), elle commence à gagner des partisans avec la montée de la religion. Un phénomène qui, selon les sources sécuritaires, n’est pas pris à la légère. "Chaque pratiquant de l’Itikaf doit déposer sa carte d’identité à l’administration de la mosquée", conclut Tarek. Ibtessam ZAYED. (www.lepetitjournal.com - Le Caire) mercredi 10 octobre 2007
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