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Sur la base du succès de l’année du Brésil en France, il y a deux ans, l’ambition des organisateurs s’apparente à un énorme défi. Sortir la France de l’axe Rio-São Paulo ne sera pas facile
On l’espérait en 2008, mais c’est bien en 2009 que se déroulera l’année de la France au Brésil. L’annonce officielle a eu lieu jeudi, dans le cadre feutré de la maison consulaire de São Paulo. Les grandes lignes du projet ont été présentées par Yves Saint-Geours, le président du Commissariat de l’année de la France au Brésil, et par son homologue brésilien, Danilo Santos de Miranda. Anne Louyot assurait la traduction des échanges avec les journalistes, mais le rôle de cette diplomate de carrière, notamment auteur du livre São Paulo en mouvement, ne se limite évidemment pas à une simple fonction d’interprète. Premier à s’exprimer et visiblement enthousiaste, Yves Saint-Geours a expliqué sa volonté de "montrer la France d’aujourd’hui, une France presque aussi métissée que le Brésil, une France qui a beaucoup changé au cours de ces 20 dernières années." Il désigne ainsi trois objectifs principaux : "Construire l’évènement avec les Brésiliens et leurs institutions, et non pas de notre côté. Etre présents sur l’ensemble du territoire national. Et travailler au plus près des gens, dans des grandes manifestations populaires". Concrètement, on aura droit à des expositions, du sport, du théâtre, des séminaires de réflexion, des concerts, du cirque… Et la liste n’est pas exhaustive. Par ailleurs, la volonté de "proposer ensemble une nouvelle idée de la gouvernance mondiale" a été affirmée plusieurs fois par le Président du Commissariat.
Six mois entre avril et novembre Selon le service de presse du Consulat, l’année s’articulera donc autour de trois axes : la France d’aujourd’hui (création contemporaine, recherche et innovation, entreprises et technologies de pointe au service du développement durable) ; la France diverse (métissage, tradition, patrimoine et créativité de cultures plurielles) et la France ouverte (assimilation d’autres cultures, débats d’idées, ouverture économique, recherche de régularisation de la mondialisation, coopérations avec le Brésil en direction du monde, principalement l’Afrique). Fraîchement désigné par le Ministère de la Culture, Danilo Santos de Miranda a surtout insisté sur l’envie de "construire quelque chose qui reste, qui établisse une permanence de la culture française au Brésil". Si cette conférence représentait la pose de la première pierre d’un événement encore mal défini dans ses contours, elle a au moins été l’occasion de connaître des dates : l’année de la France au Brésil devrait se dérouler entre les mois d’avril et novembre 2009. Six mois au lieu de douze, histoire de condenser la fête dans le temps. Bertrand BLAIS (www.lepetitjournal.com - São Paulo) mardi 9 octobre 2007
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