| Ecrit par Marie Varnieu,
le 10-10-2007 01:00
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Parmi les équipes du Tri-Nations, seule l’Afrique du Sud a survécu aux quarts de finale. Les All Blacks et l’Australie se sont pris les pieds dans le tapis français et anglais  Byron Kelleher, demi de mêlée néo-zélandais et futur joueur du Stade toulousain (Photo AFP)
La Nouvelle-Zélande et l’Australie ont raté leur quart. Et c’est le principal enseignement de cette 5e édition de cette Coupe du Monde de rugby. En s’inclinant respectivement devant la France et l’Angleterre (18-20, 10-12), ils ont laissé la seule Afrique du Sud représenter l’Hémisphère sud. Ces deux éliminations précoces, contre des équipes présentées comme "en perte de vitesse" avant l’événement, constituent une véritable débâcle depuis la création de la Coupe du Monde en 1987. Sur les quatre précédentes éditions, trois ont été remportées par des nations du Sud, à savoir la Nouvelle-Zélande en 87, l’Australie en 91 et l’Afrique du Sud en 95. La baisse de régime des cadors du rugby s’était déjà perçue lors de la dernière édition mondiale, où l’Angleterre prenait le dessus sur l’Australie 20-17 à Sydney et remportait le trophée Webb-Ellis. Alors peut-on parler de suprématie envolée ? L’Hémisphère Nord a-t-elle comblée son retard sur sa voisine ?
Kelleher à Toulouse, Matfield à Toulon Les premiers éléments de réponse se trouvent dans l’attractivité du championnat de France de rugby, le Top 14 et la Pro D2. Ils sont désormais pris très au sérieux par les joueurs de classe mondiale, qui n’hésitent plus à boucler leurs valises pour rejoindre l’Hexagone. Pour ne citer qu’eux, Tana Umaga et George Gregan se sont installés à Toulon et Victor Matfield les suivra à la reprise de la compétition. L’événement de l’année est sans aucun doute l’arrivée du Néo-Zélandais Byron Kelleher à Toulouse, où il jouera à la place, ou avec,… Jean-Baptiste Ellissalde ! De plus, le championnat de France se joue avec des montées et des descentes, ce qui apprend aux joueurs à gérer psychologiquement les grands événements. Le Super-14, que va rejoindre Frédéric Michalak, regroupant les provinces néo-zélandaises, sud-africaines et australiennes, est une league fermée où les matches couperets n’existent plus. La densité physique des joueurs du Sud, qui a toujours été reconnue comme supérieure, fait désormais jeu égal avec ceux du Nord qui ont rattrapé leur retard. Et pour la beauté du jeu, c’est tant mieux ! Marie VARNIEU. (www.lepetitjournal.com) mercredi 10 octobre 2007
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