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Pakistan – Musharraf dans un fauteuil… éjectable.- Samedi, le général Pervez Musharraf a remporté haut la main et sans surprise les élections présidentielles au suffrage indirect. Le président pakistanais, qui avait pris le pouvoir par un coup d’état en 1999, a remporté 384 des 702 voix du collège électoral, soit 55%. Il espère bien conserver le pouvoir mais doit attendre 10 jours pour que la Cour suprême statue sur son éligibilité. Malgré la démission de 30% d'élus du collège membres d'une coalition de l'opposition, qui s’opposaient à la candidature de Musharraf, la haute juridiction avait autorisé la tenue des élections si les résultats n’étaient pas annoncés avant l’étude complète des recours déposés par les protestataires. L’examen de ces recours ne commencera justement que le 17 octobre, ce qui pourrait amener la Cour suprême à annuler les résultats révélés trop tôt. Musharraf a quant à lui les yeux déjà rivés sur les élections législatives de 2008. Il n’est pas assuré pour ce scrutin au suffrage universel direct de remporter une majorité pour gouverner. Il a donc amnistié l'ancien Premier ministre Benazir Bhutto des accusations de corruption qui l'avaient poussée à l'exil en 1999, espérant ainsi une alliance avec son parti très influent. N.M. (www.lepetitjournal.com) lundi 8 octobre 2007 Paris – Les mal-logés font de la résistance.- Les tentes, qu’ils avaient installées dans la nuit de jeudi à vendredi, avaient été délogées par les CRS quelques heures après seulement, peu avant l’aube. Mais c’était sans compter sur la motivation de ces dizaines de mal-logés, pour la plupart des femmes africaines avec leurs enfants. Au cours du week-end, ils se sont réinstallés au même endroit qu’avant la première expulsion, rue de la Banque, dans le 2ème arrondissement de Paris. Le campement de fortune se compose essentiellement de bâches étendues à même le trottoir, et de 4 tentes posées au pied du "ministère de la crise du logement". C’est dans cet immeuble que squattent les militants de Droit au logement (DAL), des familles sans domicile, et les associations Macaq (artistes précaires) et Jeudi Noir, depuis janvier 2007. La rue elle-même est bloquée par des barrières et encerclée par plusieurs compagnies de CRS. Cette démonstration de force ne fait pas reculer le DAL qui toujours réclame "100 000 logements, tout de suite". Une demande jugée parfaitement réalisable par son porte-parole Jean-Baptiste Eyraud : "Il faut affronter la crise du logement. On arrête les chambres d’hôtel à plusieurs milliers d’euros par mois, on arrête les bungalows construits n’importe comment. On dégage des logements tout de suite et, après, on se met à construire du logement social !" N.M. (www.lepetitjournal.com) lundi 8 octobre 2007 Gironde – Le forcené accusé d’avoir tué sa mère.- C’est un morceau de jambe sectionné, découvert sur la voie publique hier matin par des passants, qui a déclenché l’intervention du GIPN dans un immeuble de Lormont. A leur arrivée sur les lieux, les agents de police ont essuyé des coups de feu tirés par un individu retranché dans l’appartement de sa mère. Une dizaine d’hommes du groupe d’intervention de la police nationale sont donc intervenus à leur tour pour maîtriser le forcené. Ce dernier, âgé de 30 ans, a été blessé au cours de l’opération mais ses jours ne sont pas en danger. Après son évacuation, la police a découvert le cadavre de sa mère, 56 ans, tuée à l’arme blanche. L’individu est interné depuis 2001 à hôpital psychiatrique de Cadillac, en Gironde. Il bénéficiait d’une permission de sortie. Son internement dans cet établissement avait fait suite à l’assassinat de son co-détenu, alors qu'il était détenu à la maison d'arrêt de Gradignan, pour s’être déjà retranché dans un appartement et avoir blessé deux policiers. Il avait bénéficié d’un non-lieu pour le meurtre de son compagnon de cellule, les experts psychiatres le jugeant irresponsable de ses actes. N.M. (www.lepetitjournal.com) lundi 8 octobre 2007
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