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L’exposition "Les plus beaux Français viennent de New York" a fermé ses portes hier à Berlin. Pour ceux qui seraient passés à côté de ces quatre mois de francophilie artistique dans la capitale allemande, bilan et plan de secours Dimanche soir, les fans de Français achètent les dernières places in extremis... (Photo C.B.)
Il était 22h passées hier soir quand les portes de la Neue national Galerie se sont finalement refermées. Les retardataires, qui ont dû attendre plus de deux heures pour obtenir les derniers tickets, ont vu leur patience récompensée par un feu d'artifice qui a clôturé la magistrale exposition. Les chefs d’œuvres français du XIXe siècle repartiront bientôt définitivement pour New York. Le Metropolitan museum of art les attend avec impatience, après une rénovation de plusieurs mois qui devrait offrir aux maîtres français une demeure à leur mesure. Berlin devrait prochainement décrocher toutes les affiches bleu-blanc-rouge aux messages émouvants : "Adieu Berlin", "Merci Berlin", en français dans le texte s’il vous plaît.
Edouard Manet, En bateau, 1874, © Metropolitan Museum of Art New York
680.000 fans de peinture française à Berlin Durant quatre mois, près de 680.000 visiteurs se sont pressés autour de Courbet, Renoir, Ingres, Monet, Manet, Van Gogh, Cézanne, Delacroix, pour ne citer que les plus célèbres. Les curateurs, qui n’attendaient qu’un demi-million de visiteurs, se réjouissent du succès de l’exposition, dont le déroulement était parfaitement organisé. Contrairement à l’exposition Moma il y a trois ans, pas de queue interminable autour du bâtiment, mais un numéro correspondant à une heure d’admission. Presque plus d’attente à la porte, un vrai rendez-vous avec les maîtres. Plus de 680 personnes ont veillé à la fluidité de la visite, parmi lesquels, innovation intéressante, la présence d’étudiants en histoire de l’art prêts à répondre aux questions des amateurs de peinture en herbe. "Je parle d’art" disaient leurs tee-shirts tricolores : un vrai lien social autour d’œuvres aussi célèbres que parfois mal comprises.
Pour ceux qui auraient raté l’événement... Le véritable plus de l’exposition ? Un audio-guide d’une grande qualité, dont la bande son est encore disponible auprès du musée. Les analyses de tableaux, ponctuées de musique d’époque, servent de base à une présentation claire et ludique de l’art français au XIXe siècle. Etape par étape, on comprend l’évolution du grand siècle artistique français et la portée de la révolution impressionniste, qui s’achève sur le XXe siècle de Picasso et Modigliani. Le CD est à réécouter même en français, le catalogue de l’exposition entre les mains, pour faire durer le plaisir de ces quatre mois où les Français ont été les chouchous de Berlin… malgré leurs grands airs new yorkais. Cécile BOUTELET. (www.lepetitjournal.com - Berlin) lundi 8 octobre 2007 Plus d’infos : http://www.metinberlin.org/de/home/ |