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Alors que les études d’ingénieur sont en crise en Argentine, Gabriel Stüve est le premier diplômé de la réputée Ecole Nationale Supérieure des Arts et Métiers
Au dîner de camaraderie de ce 19 août à Buenos Aires, la section argentine des gadzants chante en chœur "l'hymne à la fraternité", selon leur tradition bicentenaire. (Photo : Courtoisie de Michel Menini)
Depuis cet été, Gabriel Stüve est le premier Argentin diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts et Métiers, la prestigieuse école française d’ingénieurs. Il a de fait rejoint la fameuse communauté des Gadzarts, les anciens élèves de l’ENSAM. Ces derniers l’ont d’ailleurs accueilli et fêté le 19 août dernier à Buenos Aires.
Michel Menini, le président du Groupe régional Arts et Métiers en Argentine, a mentionné à cette occasion : "Le parcours atypique de Gabriel Stüve pourrait servir d'exemple à bien d'autres jeunes Argentins ambitieux et déterminés pour mieux intégrer l'environnement industriel, que ce soit en France, en Argentine ou à l'international".
Après son cursus bilingue anglais-espagnol au St Hildas College (Buenos Aires), Gabriel Stüve, sans aucune attache familiale directe en France, a suivi quatre années d'études à l'ITBA (sans diplôme) puis un CDD de deux ans chez Ford Argentina, avant de partir à Paris en 2001 pour étudier la langue française (Institut Catholique) puis d’intégrer (en 2002) l'ENSAM (sur dossier en 2e année).
Crise des études d’ingénieurs en Argentine
Il a réalisé son Projet d’Expertise dans le cadre de son stage industriel comme ingénieur-assistant chez Bouygues Construction Achats. En septembre prochain, Gabriel Stüve va retourner à Paris pour intégrer l'Ecole des Hautes Etudes Commerciales (HEC) afin de préparer un mastère en management industriel.
La réussite de Gabriel Stüve à l’ENSAM intervient en pleine crise des études d’ingénieur en Argentine. Les formations ingénieurs ont souffert de la chute de l’activité industrielle des années 90. Aujourd’hui, les deux plus importants établissements de formation d’ingénieurs, l’ITBA (Instituto Tecnológico de Buenos Aires) et l’UTN (Universidad Tecnológica Nacional) ne sont pas en mesure de répondre pleinement aux demandes de stagiaires faites par les entreprises. Ainsi, cette année l’ITBA n’a pu satisfaire que le 40% des 347 demandes effectuées et l’UTN, 20% des 1.463 requêtes qu’elle a reçues. Détail marquant : tous les étudiants des classes terminales travaillent tout en poursuivant leur formation.
S.T et H.H. (LPJ) 26 août 2005 Infos
Contact : michel.menini@gadzarts.org ou gracielamichel@coiudad.com.ar
ENSAM, 151 boulevard de l’Hôpital - Paris (13e), site www.ensam.fr )
Société des Ingénieurs Arts et Métiers, 9 bis avenue d’Iéna - Paris (16e), site www.arts-et-metiers.asso.fr |