| Ecrit par Marie Varnieu,
le 05-10-2007 01:02
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Les Bleus n’auront pas les faveurs du pronostic face aux All Blacks pour ce quart de finale de Coupe du monde. Mais c’était déjà le cas en octobre 1999 et on connaît la suite...
 Lionel Beauxis sera titularié à l'ouverture (Photo AFP)
Les Bleus peuvent-ils éviter le coup de patte noire qui les propulserait hors de "leur" Coupe du monde dès le premier écueil éliminatoire ? Beaucoup s’interrogent sur la capacité de cette équipe à trouver aujourd’hui l’ouverture face à ce qu'il se fait de mieux au monde depuis trois ans. Et beaucoup avancent la même réponse : non. Ce à quoi Bernard Laporte, le singulier sélectionneur tricolore, rétorque : "C’est du 50-50, on va chercher le moyen de les déstabiliser". Pour tenir son pari fou, Laporte a choisi une stratégie très particulière, celle d’un jeu au pied à outrance pour repousser les All Blacks dans leur moitié de terrain. En clair, on évite de trop jouer au ballon, à ne pas trop les écarter pour ainsi éviter au maximum de s’exposer. Explications du principal intéressé, qui, soit dit en passant, est le premier entraîneur français de rugby à fouler au pied l’idée même de "jeu à la française" en proposant ce catenacio version ovale. "Je veux les acculer dans leur camp car ils vont essayer de nous mettre une grosse pression. Du coup, l’occupation du terrain sera primordiale". Du jeu au pied Le pied sera donc à l’honneur. C’est ainsi que Laporte a surpris tout son monde en titularisant Traille à l’arrière. Une première après 55 sélections ! "Je n’y aurais pas pensé, avoue, un rien penaud le Biarrot. Mais c’est le sélectionneur qui décide. Je vais m’adapter". Poitrenaud en est resté baba… Autre botte de mammouth, celle du jeune ouvreur Lionel Beauxis qui, de numéro 3 dans l’esprit du Kaiser il y a encore quinze jours, est devenu le numéro un. Skrela et Michalak sont comme Poitrenaud. Mais la présence du jeune Parisien n’est pas, de loin, la moins pertinente. Enfin, comment, quand même ne pas s’étonner de l’absence de Nallet en deuxième ligne, lui que Laporte jugeait "indiscutable" il y a peu. Pelous a visiblement su trouver les arguments pour être de l’aventure, avec Ibañez au talonnage… Une absence qui a fait grincer des dents et fait bondir Chabal, toujours prompt à dire ses quatre vérités : "Je ne suis que remplaçant, mais quand je vois que Nallet reste dans les tribunes, je me dis que je ne suis même pas à ma place". Loin de ce tumulte franco-français, en plein cœur de Cardiff, les Blacks, eux, se préparent tranquillement à la campagne, à Vale of Glamorgan. Un cadre paisible qui renforce encore la sérénité du squad néo-zélandais. Même la contracture au mollet de Carter ne semble plus un problème : "Ca va aller, je devrais jouer sans souci, sourit la star des Blacks. On va essayer de les prendre à la gorge, de leur couper les espaces pour qu’ils renvoient au pied sous la pression". Les Bleus sont face à une montagne noire. Ils l’avaient franchie dans des conditions épiques en 1999 à Twickenham. Les miracles peuvent-ils se répéter ? Pour le coup, ce serait énorme ! Valery LEFORT. (www.lepetitjournal.com) vendredi 5 octobre 2007
Les Bleus : Traille - Clerc, Marty, Jauzion, Heymans - (o) Beauxis, (m) Elissalde - Bonnaire, Dusautoir, Betsen - Thion, Pelous - De Villiers, Ibanez (cap), Milloud Remplaçants : Szarzewski, Poux, Chabal, Harinorodoquy, Michalak, Dominici, Poitrenaud Le XV néo-zélandais : MacDonald - Rokocoko, Muliaina, McAlister, Sivivatu - (o) Carter, (m) Kelleher - McCaw (cap), So'oialo, Collins - Williams, Robinson - Hayman, Oliver, Woodcock Remplaçants : Mealamu, Tialata, Jack, Masoe, Leonard, Evans, Toeava
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