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COMMERCE - Négociations en rafales avant la visite de Sarkozy |
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| Ecrit par CASABLANCA,
le 05-10-2007 01:00
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Plus d'avions Rafales, mais un TGV et du nucléaire civil ? Voilà ce qui alimente les discussions commerciales entre Paris et Rabat à la veille de la première visite présidentielle de Nicolas Sarkozy au Maroc annoncée pour la fin du mois
Le projet de TGV marocain serait en bonne voie... (illustration DR). La Tribune du 3 octobre affirme que le roi Mohammed VI a refusé d'acheter le Rafale de Dassault mais qu'il s'intéresserait aux TGV français. Le Maroc aurait accepté l'offre formulée par l’américain Lockheed Martin pour la livraison de 36 avions militaires F-16 neufs ou d’occasion à 2 milliards de dollars, alors que les pouvoirs publics français auraient proposé 24 avions Rafales à 2 milliards d’euros. Pour compenser l’échec des négociations commencées en avril 2006, le Maroc devrait selon le quotidien, commander une ligne TGV pour relier les villes de Casablanca et/ou Essaouira à Marrakech. Les premières négociations, diplomatiques pour l'heure, seraient ensuite doublées de discussions industrielles entre SNCF International, Alstom et les sociétés locales. Un protocole d'accord portant sur la fourniture de TGV pourrait alors être signé entre les deux pays lors du premier voyage du président français au Maroc, prévu après le 20 octobre, toujours selon La Tribune.
Un TGV à financer Les "réflexions ferroviaires" entre les deux pays ont été lancées il y a cinq ans. Des études de faisabilité ont déjà été financées par la France et confiées à Systra, filiale de la SNCF et de la RATP. Le dernier schéma directeur ferroviaire du Maroc a retenu la réalisation de deux portions de lignes à grande vitesse (à plus de 300 kilomètres/heure), l'une sur l'axe Casablanca-Marrakech, l'autre sur l'axe Tanger-Casablanca. Il s'agit, pour la première, d'une liaison de 175 kilomètres entre Settat et Marrakech, permettant de ramener la durée du trajet entre Casablanca et la ville rouge de 3h30 à 1h15. La seconde ligne de 200 kilomètres relierait Tanger à Kenitra et réduirait le temps de transport de plus de 5 heures à 2 heures. Mais la question du financement du TGV marocain serait loin d'être sur les rails.
Nucléaire civil Selon Les Echos cette fois, le chef de l'Etat français pourrait profiter de son voyage pour aborder la question d'une éventuelle coopération entre les deux pays dans le domaine du nucléaire civil. Un dossier où les pourparlers n'en sont qu'aux balbutiements. Le Maroc est intéressé par cette source d'énergie qui permettrait de répondre à la demande croissante d'électricité et alimenter des unités de dessalement d'eau de mer. Des industriels français, mais aussi espagnols, ont entamé une réflexion sur ce sujet qui séduit aussi les Russes et Américains. La signature d'un accord de coopération entre les deux pays dans le domaine du nucléaire civil, comme il existe avec la Libye, pourrait être signé entre Rabat et Paris lors de la venue du président Sarkozy qui reste à confirmer. Car elle est évidemment tributaire des négociations commerciales en cours... D.B. (www.lepetitjournal.com - Casablanca) vendredi 5 octobre 2007.
Le tir groupé de l'Economiste Le quotidien marocain résume à sa manière les difficultés à convaincre de l'aéronef de guerre français...
Le Rafale est-il adapté au Maroc ? Sûrement pas ! Etant donné que le Royaume chérifien n’est pas dans un schéma de combat, et encore moins de combat intense requérrant ce type d’appareils sophistiqués. De plus, à 30.000 euros l’heure de vol, cet achat serait bien trop luxueux comparé aux moyens et à l’état général de développement du pays ! Le gouvernement prendrait-il la bonne décision en privilégiant la quantité et le moindre prix pour ce type d’achat? Oui, et ceci bien que les fournisseurs soient des Américains. De plus, ce choc du côté français leur permettrait de moins considérer le Maroc comme un marché acquis. A croire que le Maroc maîtrise de mieux en mieux le principe de concurrence, du moins pour ses fournisseurs à l’international, dans son plus grand intérêt.
Le Rafale, un bide commercial Le Rafale a déjà perdu contre les Américains en Corée du Sud et aux Pays-Bas en 2002, puis à Singapour en 2005. Un échec au Maroc serait d’autant plus cuisant que le rival européen Eurofighter (Allemagne, Angleterre, Italie et Espagne) vient de décrocher un contrat de 72 appareils en Arabie Saoudite. De plus, les marchés à venir sont rares, à part la Libye prochainement, et à plus long terme l’Inde, où un appel d’offres géant vient d’être lancé pour renouveler la flotte vieillissante d’avions de chasse. Du coup, les fleurons de l’industrie française ne doivent leur survie qu’aux commandes passées par la mère-patrie. 294 Rafales furent commandés par l’armée française, mais, au nom d’économies budgétaires, il se pourrait que 30 d’entre eux soient annulés. (Source l'Economiste)
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