| Ecrit par BUDAPEST,
le 05-10-2007 01:00
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Un type de danse qui réunit immobilité, solitude, lumière d'or dans une combinaison impressionnante de visions et de mouvements : c'est ce que vous propose la chorégraphe Catherine Diverrès
Figure féminine solitaire (photo de Trafó)
Catherine Diverrès est née en 1959 en Gironde. Après une formation auprès de Maurice Béjart, elle s'est fait connaître au milieu des années 80. Ses premières œuvres représentaient déjà une rupture importante avec le style américain de la danse post-moderne et avec la tradition classique. Elle a réussi à établir son langage personnel et à créer son univers artistique, surtout comme dirigeante du centre chorégraphique national de Rennes et de Bretagne (CNNRB). Cette troupe a vite acquis une réputation mondiale dans la danse contemporaine. Au croisement de l'Orient, Schlemmer et Pasolini Les mouvements de cette figure féminine du spectacle Stance II évoquent la finesse des dessins classiques chinois et japonais, qui ont très souvent inspiré l'art "occidental". La grâce réservée nous rappelle l'univers de la danse "butoh". De fait ces correspondances ne sont pas le résultat du hasard car Catherine Diverrès a été fortement influencée par des maîtres japonais, notamment Kazuo Ohno, entre 1982 et 1983. Mais le spectacle ne se contente pas d'évoquer la tradition orientale, il nous fait découvrir aussi certains aspects opposés, c'est ce qui lui donne cette exceptionnelle richesse. L'univers musical et les textes de Pier Paolo Pasolini créent un effet particulier, absolument passionnant. San, la pièce de 2001, peut être considérée comme un splendide hommage au maître du Bauhaus, Oskar Schlemmer. La création des cinq danseurs, le caractère stylisé, le monde géométrique tendant au surréalisme font renaître l'esprit de l'artiste allemand qui a tant inspiré la pratique et la pensée du théâtre au XXe siècle. La structure de San, c'est-à-dire l'autonomie entière des actes liées par la qualité et par la raison, perpétue les idées de Schlemmer, mais Diverrès dépasse ce langage. Au lieu de "traduire" Schlemmer en danse, elle invente un autre monde abstrait. A. IVAN (www.lepetitjournal.com - Budapest) vendredi 5 octobre 2007 les 5 et 6 octobre 2007 à 20h à Trafó - Maison des Arts contemporains, 1094 Bp Liliom u 41, 456-2050, www.trafo.hu, trafo@trafo.hu
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