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L’été 2005 aura été meurtrier pour les forêts européennes. En Espagne, en deux mois et demi, 829 incendies ont ravagé une partie du pays. Une centaine de personnes ont été arrêtées, accusées d’être à l’origine de ce massacre forestier
2.786 personnes ont dû être évacuées de leur logement. (Photo : AFP)
Depuis le début de cet été, quelque 829 feux se sont déclarés en Espagne. Face à ce massacre des forêts, le ministère de l’Intérieur a déclenché un Plan Spécial de Prévention d’Incendies qui sera opérationnel jusqu’au 30 septembre.
A ce jour, 17 personnes y ont perdu la vie, et on se rappelle notamment l’incendie de Guadalajara qui avait causé au début de l’été la mort de 11 pompiers. De plus, 2.786 personnes ont dû être évacuées d’urgence de leur logement.
Selon le ministère de l’Environnement, 107.524 hectares sont partis en fumée depuis le début de l’année. L’Andalousie, la Castille et León et la Galice sont les trois communautés autonomes qui auront le plus souffert de ces incendies. La Galice est d'ailleurs en proie à des flammes qui ravagent des dizaines de milliers d’hectares sans discontinuer depuis le 1er août.
Vengeances et négligences
Les causes ? Selon l'analyse de la police, 227 feux se sont déclenchés de façon naturelle, 230 par accident et 247 par négligence -79 d’origine agricole et 52 du fait de fumeurs,ainsi que de nombreux barbecues. Les 125 incendies restants seraient intentionnels, dont 26 pyromanes, 15 vengeances et six disputes.
Pour contrer cette destruction gratuite, 99 personnes ont été arrêtées depuis début juin. Elles sont accusées d’avoir mis intentionnellement le feu aux forêts espagnoles.
Indépendamment des causes directes des incendies, la ministre de l’Environnement, Cristina Narbona, a évoqué, lors d’une intervention télévisée, le problème de la sécheresse comme facteur déterminant de risque pour la sécurité des forêts. Elle a également souligné d’autres problèmes majeurs comme la dépopulation du milieu rural, la perte d’intérêt pour l’emploi et le bien-être dans ces régions et le fait que les Espagnols y sont de moins en moins impliqués.
Yves ALBAN. (LPJ) 24 août 2005 |