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Pratiquement la moitié des habitants de la municipalité d'Athènes souhaiterait fuir le centre ville révèle une étude réalisée par l'Université d'Athènes. Les revendications portent sur les infrastructures de la ville mais aussi sur les services L'Université d'Economie d'Athènes a interrogé les Athéniens du centre ville et recueilli leur impressions sur leurs conditions de vie au sein de la municipalité d'Athènes, première municipalité du pays. Bizarrement, l'étude note que les résidents insatisfaits sont plus nombreux dans des quartiers comme Kolonaki et Plaka, respectivement étiquetés chic et historique, ou encore autour de l'Acropole, célèbre vitrine de la ville, que dans des quartiers dits populaires comme Kipseli, Patissia, ou encore Place Attikis. Par contre, en matière de sécurité, 52,5% des habitants des “beaux quartiers” avouent se sentir plutôt tranquilles tandis que ceux du 3e arrondissement (Votanikos, Petralona) ne partagent pas ce sentiment. (Photo LPJ)
La circulation et le stationnement mis en cause Le prétexte majeur de grogne pour 89,9% des Athéniens reste la circulation. Celle-ci gêne d'ailleurs plus les entrepreneurs que les employés, qui semblent utiliser plus souvent les transports en commun. Le 6e arrondissement (Patissia, Kipseli) bat tous les records de mécontentement en la matière. Le deuxième gros problème auquel sont confrontés les Athéniens du centre concerne toujours le transport puisqu'il s'agit du manque de places de stationnnement. 77,6% de la population, et plus particulièrement les 30-44 ans, y sont sensibles. Patission, encore une fois, est un véritable point noir. Pour 33,8% de la population, la propreté du centre ville est en deçà de leurs attentes. Ils réclament donc un service municipal plus efficace. Par ailleurs, 41,1% jugent intolérables la situation générale des rues d'Athènes, comme dans le 7e arrondissement du côté d'Ambelokoipi. Ce sont, enfin, les infrastructures de la ville en général qui sont la cible des reproches : aires de jeux pour enfants (46%), installation sportives (50,4%) et infrastructures médicales (44,1%). Noémie VALET. (www.lepetitjournal.com – Athènes) jeudi 4 octobre 2007 |