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Les maternités milanaises ont connu un surcroît d’activité en septembre. A Mangiagalli, où les naissances ont augmenté de 16,5%, les sages-femmes sont débordées. Un mini baby-boom qui pourrait devenir grand si la tendance se confirme Nouveau-né à l’hôpital Buzzi. Les Italiennes ont en moyenne 1,34 enfant (Photo LPJ)
Milan n'avait pas connu une telle vague de nouveaux-nés depuis 1990. La Mangiagalli, que certains n'hésitent pas à nommer "l'usine italienne à bébés", est l'exemple le plus frappant du phénomène. 567 bébés sont nés au cours des 27 premiers jours du mois de septembre, soit 16,5% de plus que la moyenne mensuelle des quatre dernières années. La plus grande maternité de Lombardie annonce la nouvelle tendance : un mini baby-boom. Certaines femmes ont dû être installées dans les couloirs et les sages-femmes sont surmenées. Plusieurs futures mamans ont même dû aller accoucher dans d'autres cliniques de la province. Les naissances sont également en hausse à Macedonio Melloni et à Buzzi. Après une année 2006 où l'Italie avait accusé un taux de natalité parmi les plus bas d'Europe (9 naissances pour 1.000 habitants), l'espoir semble renaître. Pourtant, les spécialistes invitent à la prudence. La confirmation d'une augmentation significative ne pourra être donnée qu'à la fin de l'année.
Un boom paradoxal ? Autre donnée : les mamans italiennes représentent 81% du total des accouchements (+3 points). L'influence de l'immigration perd ainsi en importance. On assisterait donc à un véritable retour du désir d'enfant. Les raisons d'un tel boom, alors qu'à Milan il y a plus de célibataires que de couples avec enfants ? Le Corriere della sera a tenté d'y répondre ces derniers jours dans plusieurs articles interrogeant des sociologues, psychologues et gynécologues. L'enfant apporterait stabilité et confirmerait un certain statut, notamment pour les quadragénaires. Pour d'autres observateurs, les femmes se rendraient compte que leur carrière professionnelle ne les épanouit pas autant qu'un bébé. Ce boom est sur fond de paradoxe puisque les ménages, selon les dernières enquêtes, se disent de moins en moins confiants en l'avenir. Reste à voir si la politique familiale italienne encouragera le mouvement. Marie MALZAC. (www.lepetitjournal.com - Milan) jeudi 4 octobre 2007
Quelques chiffres (sources : Corriere della sera, Istat) Taux de fécondité : 1,34 Augmentation des naissances : + 21% en Lombardie entre 1996 et 2006, Age moyen des mamans : 34 ans pour les Italiennes et 29 ans pour les étrangères 220.000 célibataires à Milan contre 159.000 couples avec enfants Répartition des accouchements à Milan : Mangiagalli 30%, Buzzi 16%, M. Melloni 12%, San Paolo 9%, Riguarda 8%, San Carlo 7%
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