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ENTREPRISES - Aguas Argentinas a de bons tuyaux pour les quartiers défavorisés |
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lundi 22 août 2005 |
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La filiale de Suez Environnement propose un kit de raccordement à l‘eau courante dans les quartiers difficiles du grand Buenos Aires. Un accord a ainsi été signé début août avec les habitants du Barrio María Elena
Grâce aux kits de raccordement bon marché financés par Aguas Argentinas, 2.500 familles d’un barrio déshérité pourront bénéficier de l’eau courante. (Photo : AFP)
Le 1er août dernier, un accord a été signé entre Aguas Argentinas et le groupe piquetero CCC (Corriente Clasista y Combativa) dirigé par Juan Carlos Alderete dans le Barrio Maria Elena à Gonzalez Catán (au sud-est de Buenos Aires), une bourgade à la va comme je te pousse qui abrite 2.500 familles.
L’accord prévoit le raccord au réseau public d’habitants qui n’ont pas les ressources pour l’établir. Il s’agit d’un kit composé de plusieurs sections de tuyaux qui forment un coude, avec un robinet à un bout, et une valve de raccordement.
C’est Aguas Argentinas qui a avancé l’argent pour l’achat en gros des éléments nécessaires à la confections de 2.500 kits à un bien meilleur coût qu’au détail : 10-12 pesos, contre 20-22 pesos l’unité assemblée. Le tarif par famille est lui aussi en accord avec les modestes budgets des habitants : quelque cinq à sept pesos par mois. Il suffisait d’y penser, mais il fallait aussi trouver le consensus entre des parties prenantes.
Plus de 10 millions d’habitants à approvisionner
Car, Aguas Argentinas est un nom difficile à porter aujourd’hui. L’imaginaire reporte automatiquement vers la provision en eau potable et à l’agencement du système d’écoulement des eaux usées de tout le pays. En fait, la concession exploitée par la filiale de Suez Environnement ne couvre que la ville de Buenos Aires et 17 communes du grand Buenos Aires.
Mais, la branche de la société française doit assurer le service public auprès de plus de 10 millions d’habitants dont une grande partie est constituée de populations défavorisées. Les quartiers en question sont extrêmement difficiles à gérer. Dans de trop nombreux cas, ce sont des terrains squattés, sans reconnaissance officielle des autorités locales, sans cadastres municipaux dûment établis.
Malgré tout, Alexandre Brailowsky, directeur du Développement durable à Aguas Argentinas affirme : « Mon but est de fournir de l’eau potable, au-delà et hors de tout débat idéologique ».
Suzanne Thiais. (LPJ) 23 août 2005 |