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Pour ceux qui sont encore en vacances, Zacatecas est une option originale et qui mérite le déplacement. A 12 heures en bus au nord du D.F., c’est une ambiance très Far West sous le soleil !
Sous une lumière unique, les maisons se sont posées dans un désordre réjouissant. (Photo : LPJ – SH)
Tout ceux qui connaissent Zacatecas vous le diront : la lumière y est sublime, comme nulle part ailleurs. Cristalline, elle se reflète sur les flèches des églises, les murs des édifices. Ici, les maisons basses et colorées, sont posées en désordre dans la vallée et sur les collines grillées par un éternel soleil.
Nous sommes ici dans le Nord, dans une de ces quelques villes qui ont connu leur éclat grâce aux mines d’argent. Mais Zacatecas se souvient aussi de ses « dorados ». Ces cavaliers révolutionnaires dont les photos, et surtout celles de leur chef, Pancho Villa, s’étalent dans les bars, les cantinas, les lieux touristiques.
Le désert dicte la tradition
Dans les rues de cette ville de cent mille habitants, perchée à 2.500 mètres d’altitude, le rythme est tranquille. Pas de puestos, comme au D.F., pressés les uns contre les autres et qui créent des points de fixation. On vient là pour flâner. De temps à autre un vieillard tirant un mulet vous propose un verre d’aguamiel, spécialité du pays, tiré d’une cruche accrochée au dos de l’animal.
La région est fière de son mode de vie traditionnel, lié au désert et aux chevaux. Alors, dans les vitrines, les bottes de cuir provoquent avec leurs bouts pointus, leurs aigles, leurs peaux de crotale. Tout cela a un goût de Far West. Avec un peu de chance, il arrive même de croiser des charros, ces cousins des cow boys. Ce sont « des vaqueros à cheval habillés comme des mariachis, mais attention, c’est pas la même chose, eux ils font des trucs avec les chevaux, c’est très rare de les voir en ville », explique un habitant. Le folklore n’est pas loin même si Zacatecas incarne surtout le Mexique aussi rustique qu'esthète, soucieux de sa gloire et d’un peu de grâce.
Lucien BEROKO. (LPJ) 19 août 2005 Ce qu’on peut voir à Zacatecas
- La Cathédrale vaut le détour, elle est considérée comme un « chef d’œuvre du baroque mexicain », dixit le Routard.
- La mine peut se visiter le soir. Une discothèque située 60 mètres sous terre, aménagée dans les anciennes salles de la mine, ouvre ses portes. Il paraît qu’elle vaut le détour.
- Divers musées, dont celui des masques rituels.
- Le teleferico, rapide mais cher, qui permet d’aller d’une colline à l’autre sans se fatiguer. De là haut, vue très impressionnante sur les montagnes désertiques.
- En fin de semaine, pour les callejoneadas, des groupes de musique déambulent, le soir, dans la ville.
- On peut aussi acheter de l’artisanat local : des animaux, des masques faits de perles multicolores inspirés des visions au peyotl.
(LPJ – 19 août 2005) |