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L'Egypte est passé du 165ème au 126ème rang dans le rapport de "Doing Business" publié par la société financière internationale (SFI). Le gouvernement se félicite de ce progrès alors que l’année dernière il a critiqué sévèrement ce classement  Les résultats de l’année dernière du rapport de Doing Business était une claque dure pour le gouvernement égyptien. La solution la plus simple pour l’Etat était de remettre en question l’objectivité de ces résultats. Or, cette année le classement de l’Egypte a bondi pour atteindre le 126ème rang contre le 165ème l’année dernière. C’est ainsi que le gouvernement a applaudi les résultats. "Les résultats de l’année dernière était un choc ou plutôt une humiliation notamment avec les réformes faites par l’Etat. C’est vrai qu’on avait des restrictions pour les résultats l’année dernière mais cela ne nie pas le fait que le rappport observe des thèmes bien précis au cours d’une période bien déterminée", a souligné Ziaad Bahaa Eldine, ex-président du GAFI (general authority for foreign investment). Ce rapport, qui étudie dix critères mesurant la pratique des affaires, a également classé l’Egypte en tête de la liste des pays réformateurs. Selon le rapport, l’Egypte a amélioré de façon significative sa position dans le classement mondial sur la facilité de faire des affaires avec cinq réformes dans des domaines majeurs : la création d’entreprise, l’octroi de licences, le transfert de propriété, l’obtention de prêts et le commerce transfrontalier.
Un long chemin Mais le rapport estime qu'il reste un long chemin à parcourir. "L’Egypte reste encore absente dans d’autres domaines de réformes tels que l’exécution de contrats, la protection des investisseurs et la fermeture d’entreprise. De même, un des plus grands obstacles reste encore l’octroi de licence, notamment celle de construction qui est indispensable pour tout investisseur qui perd beaucoup de temps et le temps c’est de l’argent", souligne Chérif Hamdy, chef du projet du Partenariat pour l’Entreprise Privée au Moyen Orient et en Afrique du Nord, au bureau de la Société Financière Internationale du Caire (SFI). Dans le contexte régional, l’Egypte reste encore bien dépassé par d’autres pays de la Mena comme l’Arabie Saoudite qui est classé comme le 23ème pays pour l'environnement des affaires. "Ces pays avaient une base plus solide que l’Egypte. L’Egypte avance justement pour parvenir à une base comparable", conclut Thomas Moulier, directeur du Partenariat pour l’Entreprise Privée au Moyen Orient et en Afrique du Nord au bureau de la Société Financière Internationale du Caire (SFI). Ibtessam ZAYED. (www.lepetitjournal.com - Le Caire) mardi 2 octobre 2007 |