| Ecrit par BUDAPEST,
le 02-10-2007 00:00
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A la fin de l'été, quelques semaines avant l'anniversaire des émeutes de septembre 2006, un nouveau groupe civique s'est créé sous l'autorité du Jobbik : la Garde Hongroise (Magyar Gárda). Le Petit Journal a rencontré un de ses futurs membres
Cérémonie d'août (Photo www.Jobbik.hu)
LPJ respectera sa volonté de rester anonyme. D'âge moyen, celui que nous appellerons Peter est notaire dans un village. Ecrivain, viticulteur amateur, il a téléchargé sur Internet le document à remplir pour devenir membre de la Magyar Garda. Rappel des faits : Il y a un an après les émeutes de Budapest, des milliers de Hongrois ont perdu confiance dans leur gouvernement. Le 25 août dernier, la Garde Hongroise prête serment sur le drapeau d'Árpád et jure de défendre le pays physiquement, moralement et intellectuellement. Le Jobbik est déjà connu pour ses revendications antisémites, anti-rom et anti-homosexualité. Selon le gouvernement et une partie de l'opinion publique, la Garde Hongroise peut aussi être dangereuse pour la société. Mais quelles sont les motivations d'un homme qui veut faire partie de la Garde ? L'attirance de la Garde Pour Peter, "la Garde Hongroise peut être une force, un refuge pour les Hongrois et une sorte de lien entre eux parce que la coalition au pouvoir n'est en aucune manière au service du pays". "Je ne voudrais pas d'une Hongrie où notre histoire et notre langue soient bafouées et où on n'ose pas dire la vérité". Il nous précise encore que la Garde est une organisation non gouvernementale, enregistrée officiellement et que si un de ses membres commet un délit ou une infraction, la justice peut intervenir. Le 23 octobre dernier, lors des manifestations, les réactions parfois violentes de la police ont profondément choqué une partie de la population. D'ailleurs, le gouvernement a demandé la démission des principaux responsables. Mais il est vrai que les scandales qui ont suivi durant l'année n'ont pas manqué d'entamer le reste de confiance que les Hongrois pouvaient encore avoir dans les forces de l'ordre. En ce qui concerne l'inscription, elle se fait par Internet sur le site officiel de la Garde où on peut trouver un formulaire. Après l'envoi de cette fiche d'incription, un responsable prend contact personnellement avec le futur membre. "Moi, je n'ai pas peur du jugement d'autrui, bien au contraire je serai fier de ma carte de la Garde. Je suis juriste et notaire, je connais mes droits : je sais très bien pour quelles raisons on peut condamner quelqu'un. Je ne veux vexer directement personne, je n'en serai jamais capable", conclut le candidat. M. KAVAI. (www.lepetitjournal.com - Budapest) mardi 2 octobre 2007
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