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Le magazine Istoé publie un dossier sur la progression de l’alcoolisme chez les adolescents. Une série de mesures contre ce phénomène banalisé seront mises en place dès le mois d’octobre par le ministère de la Santé
Photo AFP
Fin 2006 déjà, un relevé du Centre Brésilien de l’Information sur les drogues avait tiré la sonnette d’alarme. En cinq ans, la consommation d’alcool a augmenté de 30% chez les adolescents (12 à 17 ans) et de 25% parmi les jeunes adultes (18-24 ans). 3,5 millions de jeunes sont touchés. En tout, près de 7% des jeunes se disent dépendant de la boisson. Pour lutter contre ce drame banalisé, les autorités sanitaires passent à l’action. Sont visées tout d’abord les publicités pour les boissons alcoolisées, qui seront interdites entre 8h et 21h, à la radio et à la télévision. En dehors de ces horaires, et pour la presse écrite et sur Internet, la publicité devra s’accompagner de nouveaux messages sanitaires, illustrant des accidents de la route, la malformation fétal, l’abus sexuel, la violence. En tout, ce sont 13 messages différents qui vont se substituer au traditionnel "buvez avec modération". Les autorités sanitaires souhaitent aussi mettre fin à la vente de boissons alcoolisées dans les stations services. Enfin, le ministère de la Santé veut interdire à l’industrie de l’alcool la possibilité de sponsoriser des événements sportifs ou des festivals de musique, tout comme l’industrie du tabac. Actuellement une campagne de publicité, "nem alcool nem velocidade", vise à protéger les jeunes d’un comportement mortel : la conduite en état d’ébriété. Rappelons que dans la loi brésilienne, la limite est fixée au taux de 0,6 gramme par litre d’alcool dans le sang.
Traitement contre l’alcoolisme La nouveauté dans ce domaine, toujours selon le magazine Istoé, est l’efficacité prouvée de trois stratégies différentes : la psychothérapie, pour prévenir les rechutes, l’entretien de motivation (sessions de parole avec le patient), et les fameuses réunions des alcooliques anonymes, qui prêchent l’abstinence totale. Les bons résultats de ces trois traitements ont été démontrés aux Etats-Unis. Certains médicaments peuvent s’avérer des auxiliaires efficaces au traitement psychologique, mais devront être arrêtés au bout d’un an maximum. L.B. (www.lepetitjournal.com – São Paulo) lundi 1er octobre 2007 |