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CINE - Itinéraire d’un contemplatif |
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vendredi 21 septembre 2007 |
Révélé par son documentaire En construcción (2001) qui témoigne des mutations du Raval, le cinéaste catalan José Luis Guerín revient avec le film Dans la ville de Sylvia, tourné dans les rues de Strasbourg. Depuis le 14 septembre sur les écrans
Guerín est de cette race qui n’invente rien, qui laisse traîner sa caméra là où il y a des instants à voler. Il choisi son espace - Strasbourg -, il choisit ses visages, les acteurs Pilar López de Ayala et Xavier Lafitte, et laisse flotter sa caméra sur ce petit monde. Un personnage de Guerín, c’est un acteur au repos : on est dans l’entre deux, entre la réalité et le tournage. Ce bref instant où l’acteur se situe dans les prémices de son rôle, où il sait ce qu’il doit faire, mais n’a pas commencé son travail. Son film se situe dans la même sphère : un battement d’aile qui sépare le cinéma de la réalité.
Dans le spectacle d’une ville Le film ne raconte rien, il observe. Il ne dispose que d’un prétexte : un jeune homme à la recherche d’une femme dans Strasbourg. C’est sur ce prétexte narratif que Guerín lance son personnage au travers des rues et des cafés, là où l’action est invisible dans la réalité, mais visible sous l’œil du réalisateur. Guerín capte ces moments que l’on trouve à chaque coin de rue, mais que l’on observe peu : le reflet des visages sur les vitres du tram, une fille qui se sèche les cheveux à sa fenêtre, une femme qui regarde dans le vide, une clocharde au coin d’une rue… Le cinéma de Guerín, c’est un regard posé sur le spectacle de la rue. Des bribes de conversation de cafés, des regards qui se croisent, autant de mouvements imperceptibles qui constituent la chair de Dans la ville de Sylvia. Sarah PAROT. (www.lepetitjournal.com - Barcelone) vendredi 21 septembre 2007
Depuis le 14/09/2007 Salles à Bcn: Cines Casablanca-Kaplan · Renoir Floridablanca · Verdi (V.O.S. en Español) ·
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