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SOCIETE - Ramadan, le mois de jeûne universitaire |
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jeudi 20 septembre 2007 |
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La rentrée universitaire est toujours difficile pour les étudiants, mais elle est particulièrement délicate cette année à cause du Ramadan 
Ce n'est pas la bousculade sur le campus de l'Universite d'Ain shams (photo Moaaz Mahmoud-LPJ)
Facultés à moitié vides, salles désertes : voilà à quoi ressemble l’université Ain Shams pendant la première semaine de l’année universitaire qui coïncide avec le début du Ramadan. Fatigués à cause du jeûne, les étudiants laissent tomber leurs cours et passent leur temps à bavarder dans les couloirs et les patios de leurs facultés. "Je viens à la fac pour rencontrer mes amis et passe toute la journée avec eux, histoire d’oublier la souffrance du jeûne et de tuer le temps", raconte Usama, étudiant à la faculté de commerce. Mais la circulation horrible pendant le mois sacré n'autorise pas ce luxe à tout le monde. Pour les étudiants des universités privées qui se trouvent assez loin du centre-ville cairote, c’est hors de question qu’ils y aillent juste pour s’amuser. "Le trajet, qui prend une heure et demie en temps normal, prend au moins trois heures pendant le Ramadan à cause des embouteillages. C’est pourquoi je ne suis jamais allé à la fac lors du dernier Ramadan, et je vais faire la même chose cette année", affirme Mohammed Moussad, étudiant à la faculté de dentiste d’une université privée située dans la ville du 6 Octobre (30 kilomètres à l’ouest du Caire). A la carte Mais la circulation n’est pas la seule raison qui fait que certains étudiants boycottent l’université pendant le mois sacré. Ahmed Orabi, étudiant à la faculté de commerce de l’université de Helwan, a décidé de laisser tomber totalement la fac et de voyager à Dubaï, là où travaillent ses parents. "L’ambiance à Dubaï au mois de Ramadan est très cool. J’adore l'y passer avec ma famille et mes copains d’enfance. Je vais rattraper mon retard à ma rentrée au Caire", explique ce jeune homme de 18 ans. S’il est possible pour certains de s’absenter des cours la conscience tranquille pendant tout le mois de Ramadan, d'autres se rendent à l’université contraints et forcés comme c’est le cas de Nour El-Dine. "Les professeurs nous ont chargés de beaucoup de devoirs dès le premier jour. J’ai un rapport à rendre dans trois jours", déplore cet étudiant en ingénierie à l’université de Helwan. Les professeurs aussi sont obligés d'aller à la fac, même si la présence des étudiants n’est pas du tout satisfaisante. Le phénomène de l'absence massive des étudiants n’est qu’un exemple du chaos qui règne en Egypte à tous les niveaux de la société pendant le mois sacré du Ramadan. Moaaz MAHMOUD. (www.lepetitjournal.com - Le Caire) jeudi 20 septembre 2007 |