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Avec 260 représentations prévues pour la saison 2007-2008, la Scala entend proposer une offre élargie, en maintenant toujours très haute son exigence de qualité. Entre productions, coproductions et reprises, la saison promet d’être riche Daniel Barenboim dirigera Tristan et Iseult de Wagner, mais aussi Le Joueur de Prokofiev (Photo Marco Brescia)
Au-delà d’un bilan financier équilibré, ce qui constitue un fait rare pour ce type d’institution culturelle, Stéphane Lissner, nommé surintendant de la Scala depuis maintenant deux ans, peut s’enorgueillir de chiffres de fréquentation en hausse. Avec une croissance de 15% des abonnements et un doublement des spectateurs étrangers, l’objectif d’ouverture vers l’extérieur et d’affluence est rempli. Mais la Scala ne compte pas en rester là dans sa volonté de changement. Si la tradition italienne veut qu’elle s’inscrive dans un "Théâtre de saison", Stéphane Lissner souhaite ouvrir cette programmation sur une offre plus élargie, en privilégiant les partenariats et les coproductions, et en maintenant l’excellence qui fait du théâtre Piermarini sa renommée internationale.
Puccini, Terry Gilliam, Patrice Chéreau… La veille de la Saint Ambroise (le 7 décembre), la saison s’ouvrira sur un Tristan et Iseult de Wagner, mis en scène par le Français Patrice Chéreau et dirigé par Daniel Barenboim, projet que les deux hommes ont à cœur de réaliser depuis plus de 25 ans. Cette saison 2007-2008 mettra aussi à l’honneur le compositeur italien Giacomo Puccini dont c’est le 150e anniversaire de sa naissance, avec deux de ses opéras, La Bohême, et le Trittico* qui sera dirigé par Riccardo Chailly. Gustavo Dudamel, jeune chef d’orchestre vénézuelien, dirigera La Bohême afin de lui apporter fraîcheur et enthousiasme. Comme un hommage indirect à Puccini, le théâtre donnera Cyrano de Bergerac de Franco Alfano, celui-là même qui avait fini d’écrire Turandot à la mort du compositeur italien. La mise en scène sera confiée à Francesca Zambello, une Américaine d’origine italienne qui fera ses premiers pas à Milan. Andrea Chénier de Giordana, œuvre souffrant d’un certain classicisme, sera revisitée par le fantastique réalisateur Terry Gilliam. L’occasion pour l’enfant terrible des Monthy Python de faire ses premiers pas dans la mise en scène de théâtre et d’opéra. Nathalie ROUVEYRE. (www.lepetitjournal.com - Milan) jeudi 20 septembre 2007
*Il Trittico (la triologie) se compose de : Il tabarro (la houppelande), Suor Angelica (Soeur Angelica) et Gianni Schicchi
Et aussi, cette année à la Scala : Maria Stuarda de Donizetti, dirigé par Antonino Fogliani Wosseck de Berg dirigé par Daniele Gatti Macbeth de Verdi dirigé par Kazushi Ono 1984 de et dirigé par Lorin Maazel Le prisonnier de Dallapiccola et le Château de Barbe Bleue de Bartok, dirigés par Daniel Harding Le Joueur de Prokofiev dirigé par Daniel Barenboim Les Noces de Figaro de Mozart dirigé par Giuseppe Antonini La veuve joyeuse de Lehár dirigé par Asher Fisch
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