| Ecrit par BUDAPEST,
le 20-09-2007 00:00
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Le rugby est relégué au second plan en Hongrie et on ignore les résultats. Ferenc Gyolcsos, l'entraîneur de l'équipe de rugby de Fehérvári Vadkanok (les Sangliers de Fehérvár) communique son expérience aux joueurs depuis une vingtaine d'années
Ferenc Gyolcsos et sa mascotte (Photo LPJ M. Kavai)
"Il y avait eu des essais dans les années 1900 mais l'histoire du rugby hongrois commence vraiment en 1969", confie Ferenc Gyolcsos, l'entraîneur de l'équipe de Székesfehérvár. C'est Carlo Passalacqua, diplomate italien, qui a créé la première équipe. En 1971, il y avait huit équipes qui sont allées jouer à l'étranger parce que c'était un sport assez peu connu en Hongrie. Avant 1989, on ne pouvait pas fonder d'associations. En 1990, après le changement de régime, la loi avait permis de fonder à Budapest la Fédération nationale de rugby. Depuis lors existe une relation directe entre les 18 équipes en Hongrie. Aujourd'hui, le rugby est présent dans les écoles avec les autres options sportives et il y a des équipes à Esztergom, Budapest, Batta, Pécs, Székesfehérvár, Velence, Agárd, Kecskemét, Békéscsaba, Szeged. Les Sangliers de Fehérvár Les Sangliers de Fehérvár ont été créés le 15 septembre 1985 grâce à Fehérvár Áruház, un grand magasin de Fehérvár. C'est l'une des équipes de rugby les plus anciennes et la seule qui comporte toutes les catégories : mini, junior, cadet, féminine, adulte, senior, ainsi que des joueurs qui sont de véritables espoirs. Chaque automne, son entraîneur Ferenc Gyolcsos fait connaître le sport dans les écoles et recrute de nouveaux joueurs. Toutes les semaines, il insuffle son expérience à des jeunes et à des adultes fort différents. C'est assez difficile car ils n'ont pas le même niveau de connaissances. Les débutants et ceux qui sont plus avancés nécessitent des méthodes particulièrement adaptées. "C'est un sport qui demande de la cohésion, parce qu'on a besoin des enfants petits et grands, ronds et maigres. Par exemple, si je trouve un petit garçon costaud, pendant six ans je l'entraîne et il peut devenir joueur dans l'équipe sélectionnée", explique Ferenc Gyolcsos. L'équipe est très fière de ses résultats, surtout de ceux de la section féminine qui se classe parmi les meilleures au niveau international. Elle a gagné face à Krusevac (Serbie) et elle était deuxième à Munich cette année. Les Sangliers ont de nombreuses relations avec l'étranger. Tous les ans ils quittent la Hongrie et participent à des championnats nationaux et internationaux. L'équipe a une relation particulière avec les équipes françaises. Depuis huit ans, elle joue régulièrement avec celle de Carmaux. Elle s'est aussi rendue plusieurs fois à Toulouse et en Suisse, à Yverdon, Saint Gall, de même qu'à Prague. "L'équipe et moi nous suivons les matchs à la télé sur TV5. Nous avons un club et tous les soirs quand il y un match, nous nous réunissons pour en discuter après. Je voudrais voir les Français en finale bien qu'ils aient perdu le premier match. Je les aime bien et j'assisterai à la finale à Paris, j'ai acheté le billet. Allez, la France !", déclare Ferenc Gyolcsos. M. KAVAI (lepetitjournal.com - Budapest) jeudi 20 septembre 2007 Plus d'infos : http://www.fehervarrugby.hu
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