| Ecrit par Marie Varnieu,
le 27-09-2007 00:00
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Comme tous sportifs en période de grande compétition, les rugbymen de l’Equipe de France n’échappent au phénomène de la publicité. Quitte à prêter leur image pour tout et n’importe quoi 
Bernard Laporte, convaincu dès le premier essai par ce rasoir (Photo DR) "Et ta mère, elle a pas Skip ?" Non, mais Fabien Pelous lui, il l’a. En tous cas, pour les besoins d’une publicité, il fait croire à la ménagère de moins de 50 ans qu’il utilise la célèbre lessive à la tâche rouge pour laver ses maillots de rugby. Le capitaine de l’Equipe de France a succombé aux sirènes de la publicité, qui s’affolent très souvent à l’aube d’une grande compétition. D’autant plus quand elle a lieu "à domicile." Car aujourd’hui, le sportif fait vendre. Nos champions nous sont tellement sympathiques qu’un chauve serait capable d’acheter le shampoing anti-pelliculaire de Christophe Dominici, qui se dit "stressé avant d’entrer sur la pelouse" ce qui lui cause des problèmes capillaires… L’acheteur potentiel se retrouve attirer par un produit parce que son idole en vante les mérites. Si Zinédine Zidane boit de l’eau minérale Volvic, c’est qu’elle doit être meilleure que les autres. Si Frédéric Michalak vend son burger au fromage fondu dans un célèbre fast-foot, c’est qu’il est meilleur que le traditionnel hamburger. Ce fort potentiel d’attraction, les publicitaires savent l’exploiter. Sacrifier le sportif au futile La victoire de la Coupe du Monde 1998 par les footeux a sonné l’apogée des sportifs dans les publicités. Zidane, Desailly, Barthez, Lizarazu, Aimé Jacquet (180.000 euros pour ses prestations publicitaires) : très peu de vainqueurs sont restés en retrait de ce monde à paillettes. Et à chaque événement planétaire, les athlètes repointent le bout de leur nez dans nos lucarnes, attirés par des contrats bien juteux. Bernard Laporte touche par exemple 200.000 euros pour vendre du jambon... Les basketteurs ont craqué pour des Kinder à l’aube de leur Euro espagnol calamiteux. Car si avant de débuter la compétition, la côte de popularité des "stars" est intacte, elle perd de sa valeur en cas de défaite. Qui a envie de voir Boris Diaw attendre devant un distributeur automatique un goûter alors qu’il a déçu pendant l’Euro ? On peut pardonner beaucoup à nos modèles mais pas de sacrifier le sportif, leur métier, au futile. Les footballeurs se sont perdus en 2002, en Corée, après avoir multiplié les sollicitations plutôt que les entraînements. Fred Michalak est resté en rade après sa Coupe du monde 2003 à force de fréquenter les studios au lieu de fouler les pelouses des stades… Tourner ou jouer, il faut choisir. Marie VARNIEU. (www.lepetitjournal.com) jeudi 27 septembre 2007
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