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L’outsider de la scène électronique française, Pascal Arbez, alias Vitalic, participait vendredi au festival Weekendance. Rencontre, quelques heures avant son live au Parc Juan Carlos, où plus de 10.000 personnes ont fait trembler le dancefloor sur les mythiques La Rock01 et My friend Dario
"Je m'entends bien avec le public espagnol"
Lepetitjournal.com : A quelques heures de jouer devant des milliers de personnes, comment te sens-tu ? Pascal Arbez : Normal. Je crois que le stress vient après, sur le lieu du festival. La première partie de la journée, outre le voyage, consiste à installer le matériel et faire les balances. Une fois le son calé, on rentre à l’hôtel pour quelques heures de repos. C’est quand je retourne sur le lieu du festival que ça monte, que je prends la température... Et dix minutes avant de jouer, j’ai les jambes qui flageolent ! Tu joues toujours en live. Le Djing ne t'intéresse pas ? Quand on a commencé à aller en club vers 16-17 ans, tous mes potes ont voulu devenir DJs. Personnellement, je n’ai jamais acheté de platines car je savais que je ne voulais pas être DJ. Ça ne m’intéressait pas. Par contre, comment on faisait ces sons, comment on assemblait un morceau, comment une machine fonctionne… ça me semblait inaccessible et malgré tout, c’était ce qui m’intéressait. Une fois que le live était lancé, je n’allais pas revenir vers la voie du Djing. Ça ne m’intéressait plus de passer des disques. Je suis très libre dans mon live. C’est ma musique. Je sais exactement comment je veux qu’elle soit jouée. Quel est ton rapport à l’Espagne et à Madrid ? Mon rapport à l’Espagne est excellent. Je crois que c’est le pays où je joue le plus avec l’Angleterre et la Belgique. C’est un choix personnel. Madrid, je n’y viens pas très souvent, environ une fois par an, et souvent en club. C’est mon premier festival à Madrid. En revanche je vais souvent à Barcelone, je me fais plaisir aussi dans les plus petites villes. Cet été, à Burgos par exemple (Electrosonic Festival, NDLR). Comment trouves-tu le public espagnol ? Il est excellent. C’est un ensemble de choses. Le public est super, je crois qu’on s’entend bien. Je suis souvent invité en Espagne, et puis il y a un agrément personnel. J’aime le pays, j’aime la culture, la façon de vivre. Souvent il m’arrive de rester plusieurs jours avant ou après le live. Je m’y sens bien. Le public français est-il très différent ? C’est difficile de répondre car le public français n’est pas le même à Paris et à Montpellier par exemple. A Paris, il y a un certain détachement, on est plus porté sur l’attitude. Ce n’est pas le cas tout le temps, mais en général. A Montpellier, ce sera plus la fête quoi qu’il arrive. Par contre, il y a peut-être une attente dans certains pays qui tire plus vers le bas et dans d’autres, comme l’Espagne, une attente qui tire vers le haut. On y va plus positif. En Espagne, on assiste à l’avènement des macro-festivals. La presse espagnole parle de "guerre des festivals". Comment le vois-tu en tant qu’artiste ? En effet, de l’extérieur c’est impressionnant ces festivals qui poussent comme des champignons. Et le public est là et paraît apprécier. Ça ne semble pas diviser, au contraire. En revanche c’est vrai que l’organisation est différente. Mais moi je m’entends très bien avec Sinnamon (Sinnamon organise une grande partie des macro-festivals en Espagne. Lire LPJ du 12 juillet 2007, NDLR). Tu as commencé par la musique classique. Aujourd’hui quelle place lui accordes-tu ? J’en écoute toujours, mais plus Beethoven ou Mozart. J’écoute plutôt Wim Mertens par exemple. C’est du piano avec de la voix, parfois du synthé parce que c’est très ouvert. C’est une sorte de musique classique expérimentale. On peut mettre plein de choses dans la musique classique. Dans ma création, je ne sais pas si la musique classique est présente. Pas de manière consciente en tout cas. Comment définirais-tu ta musique pour ceux qui ne la connaissent pas et qui ne connaissent pas non plus la techno ? Je dirais que c’est de la musique de danse, électronique, assez mélodique mais brutale. Un journaliste anglais l’avait appelée "metal-disco". Ça me correspond bien. Propos recueillis par Laurence DANTHONY. (www.lepetitjournal.com – Madrid) mercredi 19 septembre 2007 Pour en savoir plus sur Vitalic : http://www.vitalic.citizen-records.com/ http://fr.wikipedia.org/wiki/Vitalic Ecouter ses morceaux : http://www.myspace.com/vitalicofficial |