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Ce week-end, Madrid accueille la 30e édition de la Fiesta del PCE (Parti Communiste Espagnol). Alors qu’en Espagne le devoir de mémoire n’en est qu’à ses balbutiements, la fête du PCE est prétexte à une cérémonie du souvenir. Plus qu’ailleurs, elle sonne comme la fête de la démocratie, au delà des clivages partisans
Le jour de la légalisation (photo PCE)
9 avril 1977, 18h : “Le Parti communiste vient d’être légalisé et inscrit au Registre des Associations Politiques”. La nouvelle vient de tomber sur Radio Nacional Española, et le journaliste Alejo García aura dû s’y prendre à trois fois pour l’annoncer, tant elle est explosive. L’ennemi suprême des franquistes (encore nombreux à l’époque), le parti le plus craint de la population — qui se réveille à peine de trente ans de propagande anticommuniste — vient d’être légalisé par le chef du gouvernement, Adolfo Suárez. Ce jour de Samedi Saint représente le point culminant de la passionnante histoire de sortie d’ombre du PCE. Une histoire faite de passages clandestins de part et d’autre de la frontière franco-espagnole, une histoire d’entretiens confidentiels entre le président espagnol et Santiago Carrillo, le premier Secrétaire du PCE exilé en France, et d’autres anecdotes dignes d’un roman d’espionnage. Depuis, le PCE célèbre sa résurrection chaque année, lors d’une grand messe festive, équivalent de la "Fête de l’Huma" en France.
La grand-messe Pour sa première édition, la Fiesta del PCE a eu lieu dans la localité madrilène de Torrelodones, l’un des symboles de la dissidence anti-franquiste. Depuis, l’évènement est associé à la Casa de Campo et à ses 70.000 m² de fête. Trois jours de concerts, débats, expositions, artisanat, qui réunissent toujours plus de participants : l’édition précédente avait attiré une moyenne de 35.000 visiteurs par jour. A l’occasion de cette date anniversaire, les têtes d’affiche sont alléchantes. La présence samedi soir des Franco-cubains d’Orishas constitue le clou de l’édition 2007, d’autant que le groupe de hip-hop arrive fraîchement auréolé de sa nomination aux Grammy Latinos. Le lendemain, ce sont les Madrilènes de La Excepción qui seront à leur tour chargés d’enflammer la Casa de Campo. Caroline RODRIGUEZ. (www.lepetitjournal.com- Madrid) mercredi 19 septembre 2007 Voir aussi l’édition spéciale de El Mundo.es : cliquez ici
Programme de la Fiesta del PCE : http://www.pce.es/fiestapce/07/index.php
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