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L’Armée Républicaine Irlandaise (IRA) a officiellement renoncé hier à 35 ans de lutte armée et sanglante en Irlande du Nord, s’engageant à poursuivre de façon démocratique et pacifique sa quête pour la réunification du pays
 Gerry Adams, leader du Sinn Féin, a annoncé hier à Dublin la fin de la lutte armée de l'IRA. (Photo : AFP)
L’IRA (Armée républicaine irlandaise), groupe clandestin formé en 1970, a annoncé hier par le biais d’un communiqué qu’elle mettait un terme à sa lutte armée en Irlande du Nord. Elle a ajouté qu’elle chercherait dorénavant à parvenir à une décision politique pour l’Ulster. « Toutes les unités ont reçu l’ordre de se débarrasser de leurs armes et tous les volontaires devront veiller au développement de programmes purement politiques et démocratiques par des moyens exclusivement pacifiques », stipule le premier paragraphe du communiqué, rendu public hier par le commandement de l’IRA.
Si le but reste d’obtenir l’indépendance et l’unité du peuple d’Irlande, le processus de paix engagé avec le gouvernement britannique devra à présent être respecté. Depuis sa formation, c’est la première fois que l'IRA prend la décision de stopper l’ensemble de son appareil paramilitaire. Cette initiative sans précédent, malgré un cessez-le-feu depuis 1997, a été saluée par Dublin, Washington et le Royaume-Uni.
Une décision historique... mais pas pour les unionistes
Gerry Adams, leader du Sinn Féin (branche politique de l’IRA), a déclaré hier que ce communiqué publié par le groupe paramilitaire catholique pourrait « aider à faire revivre le processus de paix ». Le 6 avril dernier, ce dernier avait mis l’IRA au défi d’abandonner les armes au profit de l’action politique. Tony Blair, Premier ministre britannique, qualifie quant à lui cette décision « d’une ampleur sans commune mesure », laissant entrevoir la résurrection d’un gouvernement biconfessionnel en Irlande du Nord, pierre angulaire du processus de paix.
Cependant, du côté des unionistes -partisans du maintien de l’Irlande du Nord dans la couronne britannique- la déclaration de l’IRA a été accueillie avec plus de réserve, surtout quant à son désarmement et à la transparence de ses activités.
Les attentats -qui ont fait plus de 3.600 morts durant les années de trouble- ont quasiment cessé, mais l’IRA ne fait toujours aucune référence explicite concernant l’arrêt de ses activités criminelles et son démantèlement. La violence intercommunautaire, qui depuis le début du conflit persiste en Ulster sous formes d’attaques ou de meurtres, prendra t-elle fin avec les nouvelles orientations de l’IRA ?
Amélie LE GAL LA SALLE. (LPJ) 29 juillet 2005 Londres échappe à 16 bombes de plus ?
La bonne nouvelle pour la question irlandaise n'efface pas la récente tragédie de Londres. Le quotidien britannique The Times a annoncé hier matin que les 16 bombes trouvées dans le véhicule abandonné de l’un des auteurs des attentats du 7 juillet dans la capitale du royaume sont semblables « dans leur configuration et leur contenu » à celles utilisées le 21 juillet dernier. Des photos montrent que certains des explosifs sont agrémentés de clous meurtriers et qu’ils pourraient avoir été fabriqués par la même personne, selon des sources des services de sécurité. Les 16 engins avaient été découverts par la police dans une voiture laissée sur un parking de Luton, à 50km au nord de Londres. Selon la presse britannique, le véhicule aurait été loué et utilisé par Shahzad Tanweer -l’un des auteurs des attentats du 7 juillet- ainsi que ses complices, avant qu’ils prennent le train en direction de la capitale. (LPJ - 29 juillet 2005)
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