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Rethro Lemieux est Québécois. Il dirige depuis six ans la crèche-maternelle Tchou Tchou à Phnom Penh. Premier jardin d’enfants créé dans la capitale, Tchou Tchou accueille les enfants de 18 mois à 5 ans. Avec la rentrée, l’école est en effervescence et les projets vont bon train Retho est le seul homme dans une équipe de 17 personnes (crédit : LPJ Cambodge)
Rethro découvre le Cambodge pour la première fois en 1997, lors d’une tournée de cirque à Phnom Penh et Siem Reap. "J’ai été foudroyé quand je suis arrivé. Je me suis dit c’est ici que je veux vivre" confie-t-il, le regard pétillant. C’est ainsi qu’il quitte Montréal, fort de son expérience avec les enfants dans les écoles de théâtre et de cirque, pour venir s’installer au Cambodge. "J’aime travailler avec les petits car ils sont vraiment honnêtes et sincères. Ce contact avec eux, au quotidien, sur le long terme, est un privilège extraordinaire". Un lieu stimulant et agréable Le programme de Tchou Tchou suit celui de l’Education Nationale française. Si les cours sont en français, toutes les nationalités y sont représentées. Il y a quelques années, si les enfants étaient surtout européens, francophones, aujourd’hui Tchou Tchou accueille de plus en plus d’asiatiques, et de Cambodgiens. Rethro explique : "Tchou Tchou est un organisme à but non lucratif. Nous essayons de couvrir les frais de roulement, tout en restant accessible au plus grand nombre. Les cotisations sont les moins élevées de Phnom Penh". Cela ne l’empêche pas d’avoir toujours de nouveaux projets pour l’école. Cette année, la terrasse se transforme en salle de gym, une piscine est sur le point d’être installée et une petite bibliothèque va bientôt ouvrir ses portes dans la cour. L’école accueille entre 50 et 70 enfants : "Nous faisons tout pour ne pas grossir, pour conserver une taille humaine. Tous les enfants se connaissent entre eux, et nouent des relations privilégiées avec les institutrices et les assistantes maternelles. Chaque année, nous sommes obligés de refuser du monde". Une passion à partager Tchou Tchou collabore aussi avec des ONG, en accueillant des stagiaires dans les classes maternelles. C’est ainsi que depuis 2003, l’association Pour Un Sourire d’Enfant envoie régulièrement des assistantes puéricultrices en stage. "Nous les conseillons dans la préparation de leur programme de formation", commente Rethro. "Tchou Tchou est un bel outil, il faut qu’il serve au plus grand nombre, pour partager la connaissance du métier". Plus d’info : www.tchou-tchou.com |