| Ecrit par Sara Fredaigue,
le 18-09-2007 00:00
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Après avoir vécu dans une dizaine de pays, Jean-Michel Landau, directeur de Pierre et Vacances Italie, a posé ses valises à Rome il y a six ans. Fort de son expérience, il livre ses conseils aux entrepreneurs souhaitant s’installer dans la péninsule Quelle a été la principale difficulté lors de votre installation en Italie ? Mon manque de connaissance du marché italien. L’Italie est un pays difficile, très régionalisé. L’entrepreneur français ne traite pas avec un Italien, mais 21 (NDRL : pour les 21 régions italiennes). Il a souvent à faire à des sociétés familiales qui n’ont pas la même vision financière et de développement d’une grande société industrielle. D’une manière générale, l’entrepreneur français arrive avec une idée préconçue et tente d’imposer sa méthode de travail. Or, ce qui marche en France n’est pas nécessairement transportable. Il faut être très à l’écoute et avoir un esprit d’ouverture pour comprendre la mentalité italienne.
Quelles sont les différences culturelles les plus flagrantes ? Le Français est en général plus agressif, plus arrogant. L’entrepreneur italien est plus dans la conciliation. Il contournera plus facilement les obstacles pour arriver, au final, aux mêmes résultats. La structure familiale est également très présente. Cela influence tant les rapports entre individus que les relations entre sociétés. Que vous ont appris les Italiens ? Sans aucun doute, l’art de la négociation. Quels conseils donneriez-vous à un Français qui souhaite s’implanter en Italie ? Réviser son histoire afin d’analyser les relations franco-italiennes. La France et l’Italie ont tissé des liens forts mais connaissent également de grandes oppositions. Tout au long de notre histoire, nous avons eu des rapports difficiles avec l’Italie. Après la Seconde Guerre Mondiale, l’Italien a été mal considéré par le Français. Il suffit de voir un match de foot Italie-France pour se rendre compte du caractère passionné des relations que nous entretenons. L’Italien est en règle générale sympathique, malin et fin négociateur. Il appartient avant tout à sa région avant même d'appartenir à son pays. Cela a une influence dans les relations commerciales et les rapports de travail. Il faut le savoir pour pouvoir en tenir compte. Propos recueillis par Sara FREDAIGUE. (www.lepetitjournal.com - Rome) mardi 18 septembre 2007 Photo : S.F.
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