| Ecrit par BUDAPEST,
le 18-09-2007 00:00
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Vendredi s'est tenue à Budapest, en parallèle de la visite officielle du président de la République Nicolas Sarkozy française, une conférence présidée par le ministre de l'Economie Janos Koka, sur le gazoduc européen Nabucco Jean-Marie Dauger, directeur général délégué de Gaz de France en Hongrie Aujourd'hui, la Hongrie est encore à 80% dépendante énergétiquement du gaz russe. Mais depuis la déclaration du Premier ministre Ferenc Gyurcsany, qui avait critiqué le projet Nabucco, n'y voyant qu'un projet en l'air sans soutien politique, ni financier contrairement au projet "Blue Stream" de Moscou, les choses semblent avoir changé. Le ministre Koka a précisé ce vendredi que "le but de cette conférence est de démontrer l'engagement de la Hongrie vis-à-vis du gazoduc Nabucco". Le projet Nabucco prévoit d'ici 2012 un gazoduc de 3.300 km partant de la mer Caspienne en passant par la Russie, la Turquie, la Roumanie, la Bulgarie, la Hongrie et l'Autriche. Ces pays sont à la recherche d'un sixième partenaire pour ce projet. Mais le Premier ministre et le ministre de l'Economie sont-ils d'accord ? Janos Koka a reconnu que "l'erreur de la Hongrie était qu'elle avait trop souvent parlé de Nabucco comme d'un rêve, et, par conséquent, avait contribué à ce que le projet n'avance pas". Mais le chef du gouvernement entretient des relations particulièrement étroites avec le président russe Vladimir Poutine et a toujours été favorable au projet Blue Stream. Pour l'heure, Ferenc Gyurcsany a déclaré lors de la conférence que son pays apporterait un soutien "total" au projet européen de gazoduc Nabucco sans toutefois l'opposer au projet "Blue Stream" de Moscou car "la question ne se pose pas en termes Nabucco contre Blue Stream."
Gaz de France veut rejoindre Nabucco Jean-Marie Dauger, directeur général délégué de Gaz de France a annoncé lors de cette même occasion la volonté de sa société de rejoindre le projet de gazoduc : "Je ne vais pas trahir un grand secret si je vous annonce que GDF désire participer à Nabucco en tant que partenaire. Nous pouvons contribuer à gérer les défis" qui a fait valoir l'expertise de son groupe en la matière et ses activités en Europe centrale et orientale. La Turquie, pour des raisons notamment politiques, a fait connaître en avril ses objections à l'entrée de GDF dans le consortium, mais sans pour autant rompre la négociation. Pour l'heure, le consortium n'a pas encore annoncé de décision sur le sixième partenaire. C. VRAIN. (www.lepetitjournal.com - Budapest) mardi 18 septembre 2007
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