| Ecrit par BUDAPEST,
le 17-09-2007 00:00
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Nicolas Sarkozy n'a pas perdu son temps vendredi en Hongrie. Il a rencontré pas moins de cinq responsables politiques, déclarations à la presse à l'appui. Les malentendus du passé, ses origines hongroises et l'avenir de l'Europe ont été les principaux sujets abordés
Les présidents français et hongrois (Photo LPJ G. Petrovits)
Le futur président de l'Union européenne, à partir du 1er juillet 2008, est venu chercher des soutiens à sa politique et il en a trouvé. Le Premier ministre Ferenc Gyurcsany a résumé leur discussion en précisant que la France et la Hongrie "ont le même avis concernant les grandes questions sur l'Europe. On a des objectifs communs, on veut une Europe forte qui soit fondée sur les techniques et sur l'énergie et qui n'ait pas peur de l'Asie ni des États-Unis. Le continent a besoin de changements, de réformes dont la devise serait responsabilité et solidarité. La Hongrie apprécie la réflexion sur l'Europe et ce que M. Sarkozy veut faire. Ils sont d'accord sur le fait que les régions européennes doivent être compétitives grâce à la coopération professionnelle, scientifique, culturelle, etc.". Puis le chef de l'Etat français a tenu à se démarquer des propos tenus par Jacques Chirac lors de la guerre en Irak et du choix de la Hongrie de suivre les Etats-Unis : "Dans l'esprit de la France, il n'y a pas (en Europe) des petits pays et des grands pays, ceux qui ont le droit de parler et ceux qui n'ont que le droit de se taire. Il y a des nations et des Etats égaux en droits et en devoirs", déclaration qui a déchâiné un tonnerre d'applaudissements. Nicolas Sarkozy a su charmer les Hongrois Répondant à une question d'une journaliste, le chef de l'Etat n'a pas hésité à rappeler les liens historiques entre les deux pays et pas seulement ceux qui ont laissé de bons souvenirs. Mais il a aussi souligné que la notion de pays de l'Est est relative, question toujours importante pour les Hongrois. Surtout, il a rappelé le rôle du pays dans la conquête de la liberté et de la démocratie, faisant ainsi un parallèle entre les valeurs des deux pays : "Les relations qui nous unissent sont fortes mais je ne suis pas venu parler du passé, je suis venu parler de l'avenir. La France et la Hongrie ont besoin l'une de l'autre, au cœur de l'Europe centrale". Enfin, en rappelant ses origines hongroises par son père et en déclarant qu'il était à moitié magyar, le président de la République ne pouvait pas faire plus plaisir aux députés devant qui il s'exprimait. C. VRAIN, A. IVAN, M. KAVAI, G. PETROVITS (www.lepetitjournal.com - Budapest) lundi 17 septembre 2007
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