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Dans un contexte de mondialisation, les établissements "franco-français" souffrent d’un manque de notoriété. Comment séduire les étudiants étrangers ? Etude de cas avec une grande école de management : l’Essec Qui connait l’X ou Sciences Po outre-Atlantique ? Malgré son excellence académique, l’élite de l’éducation française traine à se faire une place dans l’esprit des étudiants et des entreprises internationales. L’une d’entre elles, l’Essec, mise sur une stratégie de conquête des étudiants à l’étranger à travers des responsables de pays qui font connaitre les programmes et accompagnent les étudiants dans leur candidature. Rencontre avec Bruno Héraud, directeur du recrutement international de l’Essec, présent lors du World MBA Tour qui a eu lieu le 27 août à São Paulo, et Diane Mautin (photo), responsable du Brésil.
Pourquoi venir au Brésil recruter des élèves ? Aujourd’hui, une grande école de management en France n'a de sens que si elle est aussi internationale. Nous misons sur l’Europe de façon incontournable, mais aussi sur l’Asie, avec notamment un campus à Singapour. En Amérique du Sud, nous avons un représentant au Brésil, moteur pour le reste du continent.
Quel est le profil des étudiants que vous recherchez ? Les meilleurs ! Nul besoin de parler français, un excellent niveau d’anglais fait l’affaire. Les candidats doivent avoir acquis un niveau BA ou "Graduação". Une première expérience professionnelle de 6 ans au maximum est souhaitable.
Quel programme leur proposez-vous ? Le programme Essec MBA est un MBA généraliste d'une durée de 18 mois. Nous offrons aussi des programmes plus spécialisés, tel que le MBA sur les métiers du luxe qui bénéficie d’une excellente image.
La France les attire-t-elle a priori ? Très peu d’étudiants passent l’indispensable GMAT : les études à l’étranger sont encore peu courantes, tournées surtout vers les Etats-Unis, et réservées à une élite économique. Nous rencontrons de nombreux étudiants qui ont un excellent niveau de français et veulent absolument venir en France. Mais ils comptent beaucoup sur les bourses, ou pensent que la scolarité va être gratuite, notamment parce que l’éducation nationale, par le biais de Campus France, communique sur la gratuité des écoles d’ingénieurs et des universités. Le MBA de l’Essec, lui, coûte 34.000 euros, ce qui est dans la moyenne du "marché".

Campus de Cergy en banlieue parisienne, Photo Essec Quelles difficultés rencontrez-vous pour les séduire ? Le système français des grandes écoles versus l’université, est unique au monde. Malgré la cote internationale de certains établissements tel que l’Essec, nous ne pouvons faire l’économie des explications sur les différences et l’intérêt de chaque filière. C’est l’essentiel du travail de Diane Mautin, qui fait connaitre l’école sur place, au plus près des étudiants et des institutions.
Quelle est votre collaboration avec les établissements brésiliens ? Nous avons actuellement des accords d'échange avec la Fundação Getulio Vargas, l'USP, la Coppead et la PUC de Rio.
Quels sont vos projets au Brésil ? Le 4 octobre, nous allons fêter les 100 ans de l’Essec. A cette occasion, nous organiserons différents événements (déjeuner sur le thème du luxe en collaboration avec la CCFB, table ronde sur le thème des MBA en partenariat avec la GV) avec l'aide d’anciens de l’école résidant au Brésil et la venue de directeurs et professeurs de l'Essec. Nous participerons à la caravane de Campus France, du 22 au 27 octobre, sur Rio, Belo Horizonte et Salvador. Propos recueillis par Lisa BINET. (www.lepetitjournal.com – São Paulo) vendredi 14 septembre 2007 Liens utiles Comment constituer un dossier de candidature à l’ESSEC En savoir plus sur les études en France, avec Campus France www.edufrance.com.br Contact : essecbrasil@gmail.com |