| Ecrit par Marie Varnieu,
le 14-09-2007 00:00
|
|
Après le couac face aux Argentins, une équipe de France remaniée va tenter de repartir de l’avant face aux Namibiens dimanche
 Pour sa première titularisation, Jean-Baptiste Elissalde, à droite, aux côtés de Frédéric Michalak, récupère le brassard de capitaine (Photo AFP)
Qui aurait imaginé des Bleus à l’âme avant même le deuxième match de Coupe du monde face aux modestes… Namibiens ? Pas grand monde. Mais la France a souvent l’art de se compliquer la tâche, ne trouvant la solution que lorsqu’elle est acculée. C’est déjà le cas pour la bande à Laporte, mouchée dans les grandes largeurs par les Argentins lors du match d’ouverture (12-17). Du coup, les Bleus n’ont plus le choix. S’ils veulent se qualifier, et surtout éviter les All Blacks en quarts de finale à Cardiff, il leur faut faire le plein. Le plein de points (trois victoires avec le bonus offensif), mais aussi et surtout le plein de confiance après le méchant coup de griffe des Pumas. Assommé mais droit dans ses bottes, Laporte s’est comme souvent défaussé sur ses troupes, jetant en pâture publique les Mignoni, Skrela, Pelous et autre Ibañez. Pour tenter de sauver ce qui doit l’être, le sélectionneur a finalement opté pour une grande lessive. Douze titulaires à Saint-Denis sont éjectés ! Que la France doit être forte pour posséder autant de talents interchangeables… Le désaveu est cinglant pour les deux capitaines et mentors de la sélection, Ibañez et Pelous, d’autant que le champion d’Europe, après une sévère explication avec ses troupes dans la nuit de vendredi à samedi dans un troquet de Marcoussis, avait officiellement demandé à jouer à Toulouse. Il n’a pas été entendu…
Forte coloration toulousaine Laporte et Maso ont beau clamé qu’il "n’y a pas eu de procès contre Ibañez", la sanction apparaît comme le pire des désaveux. Idem pour Betsen et Dominici qui, eux, seront dans les tribunes. Dans le pack, seul le pilier de Villiers a sauvé sa tête. "Il a besoin de compétition", a simplement commenté "Bernie le dingue", l’un des surnoms dont les joueurs ont affublé leur patron… Un autre sobriquet que les joueurs utilisent pour Laporte est "Eagle IV" (pour "y gueule fort !"). Celui-ci, c’est certain, a pleinement fonctionné toute la semaine. "On s’est dit nos vérités", a simplement souligné le futur secrétaire d’Etat aux sports qui attend une révolte contre de modestes Namibiens. Lesquels ont pourtant sacrément gêné les Irlandais à Bordeaux. Comme leurs voisins sud-africains, ils ne manquent pas de jus à l’impact… La méfiance est donc de mise pour une équipe qui a grillé son joker. Au moins avec huit Toulousains sélectionnés (Heymans retrouve son aile, Poitrenaud à l’arrière), le public de la Ville Rose devrait-il être d’un parfait soutien, après sans doute quelques sifflets à l’échauffement. Pour rappeler au XV de France qu’il a vraiment beaucoup déçu le 7 septembre. Valery LEFORT. (www.lepetitjournal.com) vendredi 14 septembre 2007 France : Poitrenaud ; Clerc, Marty, Traille, Heymans ; (o) Michalak, (m) Elisalde ; Dusautoir, Bonnaire, Nyanga ; Nallet, Chabal ; De Villiers, Szarzewski, Poux. Remplaçants : Ibañez, Mas, Pelous, Harinordoquy, Beauxis, Jauzion, Rougerie.
|