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Ah les relations familiales… Entre les grands-parents qui se chamaillent, les défauts de sa moitié, les difficultés à exprimer son amour, c’est tout un poème ou plutôt… deux BDs ! Entre humour et poésie, excursion en images dans les liens filiaux et les sentiments familiaux avec La Marie en plastique et Le journal de mon Père. "La Marie en plastique". Pascal Rabaté, David Prudhomme Avec cette savoureuse histoire en deux parties, Pascal Rabaté, qui s’était déjà fait remarquer récemment par une autre chronique sociale teintée d’humour ("Les petits ruisseaux") nous emmène en excursion chez les Garnier, une famille française ordinaire, agitée par les relations tendues qu’entretiennent Emilie et Edouard, les grands parents. Et lorsque Emilie, de retour de Lourdes, prétend imposer sur le téléviseur familial, la vierge en plastique qu’elle a rapportée, c’est l’implosion qui menace. Ambiance rurale, personnages plus vrais que nature, dialogues justes et subtils, on ne cesse de s’amuser de situations ordinaires mais loufoques. David Prudhomme a visiblement pris du plaisir à croquer des personnages expressifs. Le coup de crayon faussement naïf met en exergue les petits défauts de chacun sans tomber dans la caricature ou la vulgarité. La mise en couleurs, par l’utilisation de tons pastels, renforce le sentiment de désuétude qui enveloppe de joyeuse manière l’atmosphère générale. |  | "Le Journal de mon père". Jiro Taniguchi Ce roman graphique publié en France en 1999-2000 est, à mon avis, l’œuvre, à ce jour, la plus aboutie de ce grand mangaka (auteur de BD) japonais et représente une des voies possibles pour entrer dans le monde extrêmement diversifié de la BD asiatique. Yoichi Yamashita retourne dans sa ville natale pour l’enterrement de son père, Takeshi. Il y retrouve des membres de sa famille qu’il n’a pas vus depuis une quinzaine d’années. De son enfance, Yoishi ne garde que des souvenirs flous, et de son père, l’image d’un homme besogneux et froid, qu’avait finalement fui une mère aimante. Mais les souvenirs rassemblés de son oncle, de sa sœur et de sa belle-mère éclaireront alors un peu plus ce fils, amer, sur la véritable nature de son père. Le style graphique, à la fois clair et attentif au moindre détail, permet au lecteur de s’immerger rapidement dans un récit au rythme contemplatif, qui nous fait partager, au rythme des souvenirs évoqués, la douleur et les regrets de cet homme qui ne rencontrera jamais véritablement son père. L’émotion grandit au fil des pages. On découvre le ressentiment du personnage principal envers lui même, son attitude égoïste. Taniguchi livre, avec beaucoup de sensibilité, les remords et les questionnements qu’il partage avec son personnage principal. Se prenant alors à regretter ses attitudes passées, Yoichi pense à tout ce temps perdu et à ces discussions qui n'auront plus jamais lieu.
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Jackie Bougault (www.lepetitjournal.com - Rome) Vendredi 14 septembre 2007
La librairie l'Aventure Via del Vantaggio, n°21 00186 ROMA Tel. : 06 32 02 360
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