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Un mois et demi avant les prochaines élections présidentielles, le résultat du scrutin semble d’ores et déjà scellé. Comme au Chili, une femme pourrait s’imposer à la tête du pays. Elle s'appelle Cristina Fernandez et est l'épouse de Nestor Kirchner, l'actuel Président
Des affiches électorales à Buenos Aires
Les élections présidentielles passent et ne se ressemblent pas. Alors qu’en 2003, l’actuel président Nestor Kirchner était élu sur fond de déroute financière, l’édition 2007 des présidentielles, prévues le 28 octobre prochain, se déroule sous de bien meilleurs auspices. En effet, depuis 2003, l’Argentine connaît une croissance économique annuelle se situant aux alentours de 8 à 9% avec, en conséquence, un taux de chômage qui n’affiche plus qu’un chiffre. Malgré une inflation qui inquiète régulièrement les Argentins, l’actuel gouvernement profite encore d’un état de grâce dans un pays où on vote d’abord avec la poche (“votamos con el bolsillo”). Ainsi, un sondage réalisé par le cabinet Ipsos / Mora publié le 23 août dernier (1) révèle que 71% des Argentins approuvent l’action de l’actuel gouvernement. Et même les trois cas de corruption dévoilés au cours de ces derniers mois n’ont pas entaché la confiance de la population envers Nestor Kirchner. Pourtant, malgré ces indicateurs optimistes, celui qui achève son premier mandat a décidé de ne pas se représenter. D'Eva à Cristina Agé de 57 ans, le président a préféré mettre en selle la candidature de Cristina Fernandez, sénatrice, qui n’est autre que l’épouse de Monsieur l’actuel président.... Dans un pays marqué par le souvenir et le fantasme d’Eva Peron, cette succession de Kirchner briguant le poste de président n’a pas surpris les Argentins. Grâce à une opposition fragmentée et n’ayant pas grand-chose à se mettre sous la dent, Cristina Fernandez de Kirchner, forte de sa déjà longue expérience politique, pourrait s’imposer dès le premier tour. Selon les sondages, Roberto Lavagna, ancien ministre de l’Economie du précédent gouvernement, s’installerait en deuxième position avec seulement 11% des intentions de vote (1). En Argentine, les deuxièmes mandats des présidents réélus se sont toujours terminés dans la douleur. On se souvient par exemple de la crise économique larvée pour celui de Menem et du coup d’Etat militaire pour achever celui de Perón. De fait, Nestor Kirchner a préféré contourner cette malédiction. Pour, peut-être, mieux revenir en 2012 ? C.B. (www.lepetitjournal.com - Buenos Aires) mercredi 12 septembre 2007 (1) Source : www.argentinaelections.com |