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Le campo a pris ses quartiers à Buenos Aires pour exposer ce qu’elle a de meilleur au salon international La Rural. Dominique Bussereau, ministre français de l’Agriculture et de la Pêche, est l’invité spécial de cette 119è édition. Mais des sujets tels que l’inflation et la hausse des taxes à l’exportation créent un climat de grogne chez les producteurs
Deux gauchos en tenue de gala observent la parade des chevaux à La Rural. (Photo : AFP)
Et voilà : la 119è exposition internationale d’élevage, agriculture et industrie a commencé sa dynamique ce vendredi 22 juillet. Son inauguration officielle, ce samedi 30 juillet, marquera paradoxalement la fin des activités !
Comme chaque année, le campo argentin se montre donc dans toute sa splendeur au cœur de Buenos Aires pour la joie de ses habitants, grands et petits. Les plus beaux exemplaires d’animaux de basse-cour et de ferme avec pedigree, les meilleurs équipements, les derniers produits vétérinaires, les technologies de pointe, les produits alimentaires, l’art rural et son argenterie : rien n’y manque. Un agenda bien rempli aussi pour les agriculteurs et éleveurs, bourré de conférences et de démonstrations aux sujets les plus variés : le contrôle de la mouche des cornes des bovins, la semence pneumatique et son impact sur la productivité des cultures, les moissonneuses innovantes…
Un séjour bien rempli pour Dominique Bussereau
Invité spécialement pour cette édition, Dominique Bussereau, le ministre français de l’Agriculture et de la Pêche participera, dès son arrivée demain, à des rencontres avec plusieurs responsables politiques argentins, ainsi que certains représentants de la communauté d’affaire française du secteur agricole et agroalimentaire. Il s’entretiendra notamment avec Roberto Lavagna, ministre de l’Economie, avec M. Jorge Taiana, vice-ministre des Relations extérieures, et avec M. Alfredo Chiaradia, secrétaire d’Etat au Commerce et aux Relations économiques internationales. Pour finir, il participera à l’inauguration de l’exposition le samedi 30 juillet.
Comme toujours, les discours lors de l’inauguration de La Rural marqueront clairement les positions officielles vis-à-vis du secteur et les demandes de ce dernier envers le gouvernement. Voilà à peine cinq jours, le gouvernement a augmenté de 5 à 15% les taxes aux exportations (retenciones) de lait en poudre et de fromages pendant 180 jours. Et il menace d’étendre cette décision à d’autres produits alimentaires primaires, comme la viande de bœuf et les volailles. Ceci vise à éviter une hausse des prix internes et, par conséquent, une croissance de l’inflation qui est estimée pour ce mois de juillet à +1%. En outre, agriculture et élevage confirment qu'ils sont les deux mamelles de l’Argentine puisqu’en 2004, les seules retenciones appliquées aux exportations de produits laitiers ont rapporté à l’Etat 27 millions de dollars US.
Suzanne THIAIS. LPJ) 27 juillet 2005 |