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ELECTIONS - Georges Papandréou, l’héritier |
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mercredi 12 septembre 2007 |
Suite de notre série de portraits de candidats. Héritier d’une dynastie politique centenaire, Georges Andréas Papandréou est le président du PASOK depuis 2004. Retour sur l’itinéraire d’une figure de la gauche grecque et internationale
Georges Papandréou en campagne à Larissa (Photo www.multimedia.papandreou.gr)
Georges Andréas Papandréou. Ses prénoms retracent l’histoire de sa famille. Georges, son grand père, trois fois Premier ministre avant la dictature des colonels, et Andréas, son père, deux fois Premier ministre entre 1981 et 1996. L’homme a donc de qui tenir. Né en 1952 dans le Minnesota aux Etats-Unis de mère américaine, il a étudié la sociologie puis est parti pour Londres afin d’y suivre un troisième cycle. Plus tard, il ira étudier en Suède, tout comme son père. Il rentrera en Grèce en 1974 à la fin de la dictature. Il débute la politique dans la circonscription de Patras. Le fief de la famille. C’est dans cette circonscription que son père avait été député et d’où son grand père était originaire. Il suit les traces de la famille. Il se fait petit à petit un nom, principalement grâce à son père, fondateur et leader de son parti, le PASOK. Il obtient d’ailleurs des postes à responsabilité au sein du parti notamment en ce qui concerne les droits de l’homme et la lutte contre le racisme. Sa popularité grandit au fil des années surtout après ses nombreux mandats de ministre des Affaires étrangères.
La scission familiale Ses parents divorcent et son père se remarie avec une hôtesse de l’air. Georges le prendra très mal, même si leur entente politique reste presque intacte. En 1996, Andréas Papandréou meurt laissant alors le champ libre à son fils. Georges fera en sorte que sa mère soit traitée comme la veuve de son père au détriment de sa nouvelle femme. Sa stature ne cesse d’augmenter et il devient en 2004, juste avant les élections législatives, le nouveau président du PASOK en succédant à Costas Simitis. Les élections l’opposent à Costas Caramanlis, lui aussi issu d’une dynastie politique. Cela devient la "bataille des Héritiers". A l’issue du scrutin, c’est le parti de droite Néa Démokratia qui l’emporte. Georges Papandréou reste leader de son parti et chef de l’opposition. En 2006, il devient le président de l’international socialiste, seul candidat et élu à l’unanimité. Steven DOLBEAU (www.lepetitjournal.com – Athènes) mercredi 12 septembre 2007
Site web du Pasok : www.pasok.gr |