| Ecrit par Marie Varnieu,
le 10-09-2007 00:00
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Le XV de France a entamé de la pire des manières la Coupe du monde à domicile : une défaite contre les Pumas argentins au Stade de France (12-17). Fébriles et en panne d’idées, les joueurs de Laporte doivent se reprendre dimanche à Toulouse face à la Namibie  Bernard Laporte, forcément déçu de cette mauvaise entrée en matière de ses troupes (Photo AFP)
Depuis 2002, l’Argentine n’est plus l’adversaire préféré des Français en rugby. En six matches, les Bleus se sont inclinés à cinq reprises. Et la dernière défaite en date, vendredi, lors du match inaugural de la VIe Coupe du monde fait vraiment tâche dans le tableau. Gonflés par leurs trois victoires en matches de préparation et l’engouement général qui s’est emparé de l’hexagone depuis une semaine, les Bleus ont pourtant rendu une copie qui ne méritait pas la moyenne. Un coup de pied contré de Cédric Heymans, et un en-avant de Pierre Mignoni près de sa ligne d’en-but en début de match, ont symbolisé les difficultés rencontrées par les Bleus pendant la partie. Ce que confirmait, du reste, Bernard Laporte à l’issue du match : "On a été très fébriles, on a eu du mal à tenir le ballon et on a fait beaucoup de fautes. Il n’y a pas grand-chose dans ce match. On n’a pas su mettre notre jeu en place. Eux ont été meilleurs dans les duels, et ils ont dominé leur sujet derrière, notamment dans l’axe 9-10-13." L’interception de la passe de Rémy Martin en direction de Damien Traille, a dynamisé le jeu de contres mis en place par les Argentins. Les deux centres argentins très vifs sur le coup, pouvaient envoyer rageusement l’arrière du Stade Français, Ignacio Corleto, à l’essai. En rejoignant les vestiaires avec un déficit de 8 points à la pause, les Bleus pouvaient encore nourrir quelques espoirs pour la victoire. Le pack français continuait de rivaliser avec son homologue argentin. Et un groupé pénétrant, sur 40 mètres, venait mourir tout près de la ligne d’essais des Pumas. La botte de David Skrela répondait à celle de Felipe Comtepomi, mais le numéro 10 français et son remplaçant Frédéric Michalak, manquaient chacun une pénalité en moyenne position, qui auraient fait l’affaire des Bleus au moment du décompte final
L’ogre All-Blacks en perspective Une dernière percée d’Aurélien Rougerie rallumait le coeur des supporters des Bleus, mais le Clermontois se faisait reprendre près de la ligne argentine. Avec son petit point de bonus défensif à la suite d’une défaite de moins de sept points, Raphaël Ibanez et les siens espèrent désormais glaner le bonus offensif lors de leurs matches contre la Namibie, l’Irlande et la Géorgie. Histoire pour les Bleus de terminer premiers de la poule, et de s’éviter ainsi un périlleux quart de finale à Cardiff contre des Néo-Zélandais impressionnants et auteurs de onze essais contre l’Italie ! Arnaud BRELY. (www.lepetitjournal.com) lundi 10 septembre 2007 France-Argentine : 12-17 (mi-temps 9-17) Stade de France. Bonne pelouse. 80 000 spectaurs environ France : 4 pénalités de D. Skrela (7e, 31e, 40e, 60e). Argentine : 1 essai de I. Corleto (28e), 4 pénalités de F. Contepomi (5e, 9e, 24e, 34e) France : Heymans – Rougerie, Traille (Michalak, 16e-24e), Jauzion, Dominici – Skrela (Michalak,62e), Mignoni (Elissalde,73e) – Martin (Bonnaire,60e), Harinordoquy, Betsen, Thion, Pelous (Chabal,60e) –De Villiers, Ibanaez (cap)(Szarzewski), Milloud Argentine : Corleto – Borges, M. Contepomi ( Senillosa), F.Contepomi, Aguilla –Hernandez, Pichot (cap) – Ostiglia (Durand), Leguizamon, Fernandez Lobbe (Alvarez-Kairelis,28e)- Scelzo (Gonzalez Bonorino, 64e), Ledesma Arocena, Roncero
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