| Ecrit par Marie Varnieu,
le 10-09-2007 00:00
|
|
Soumise à une terrible pression dès l’hymne national, l’Equipe de France a finalement obtenu le point du match nul (0-0) en Italie samedi soir. Un résultat positif qu’il faudra bonifier dès mercredi face à l’Écosse, désormais deuxième du groupe B  Julien Escudé, titularisé pour la première fois aux côtés de Lilian Thuram et Lassana Diarra (Photo AFP)
Les France-Italie n’ont jamais été des matches comme les autres. Mais depuis cette fameuse finale de Coupe du Monde à Berlin le 9 juillet 2006, la rivalité entre les deux nations a pris une autre tournure. Remontés comme des pendules après les propos de Raymond Domenech, insinuant que les Italiens avaient acheté en 1999 un match chez les Espoirs, les Transalpins ont montré que leurs propos mielleux d’avant-match n’étaient qu’une façade. Dans l’antre de San Siro, le public a été chaud, et les joueurs également ! L’hymne national tricolore a été sifflé comme rarement il l’a été. Cette hostilité notoire n’a pas empêché les Bleus de bien entamer le match, regroupés devant leur bloc défensif inédit, avec Julien Escudé aux côtes de Lilian Thuram au centre et de Lassana Diarra à droite. Claude Makélélé s’est chargé de calmer les ardeurs transalpines via un petit coup de coude sur Alessandro Del Piero pendant que la tension se faisait vive entre Patrick Vieira et Gennaro Gattuso. Et le football dans tout ça ? Pas grand chose à dire vrai. Du haut de sa tribune, Raymond Domenech a vu ses joueurs monopoliser le ballon sans être dangereux. Les Italiens ont été comme endormis jusqu’à cette frappe de Pipo Inzaghi sur la barre de Mickaël Landreau après la demi-heure de jeu. La fin de la première mi-temps a vu enfin les Français être incisifs, mais ni Nicolas Anelka, ni Florent Malouda n’ont trouvé la faille.
Confirmer contre L’Écosse… sans Henry La deuxième mi-temps ne donnera pas matière à s’enthousiasmer, loin de là. Le premier fait marquant sera le tacle irrégulier de Thierry Henry sur Fabio Cannavaro à la 55e minute (pour se venger du monstrueux tampon lors de la finale du Mondial ?). Résultat, un carton jaune synonyme de suspension mercredi face à l’Écosse. Seul Michel Platini doit être heureux de ce fait de match, son record de buts en sélection (41) étant assuré de tenir encore quelques semaines de plus. Plus les minutes avançaient plus les équipes cherchaient à ne pas perdre. Le score final était donc logique. On retiendra la solidité de Landreau dans les buts, la rigueur de l’axe défensif Thuram-Escudé et la solidité du milieu trentenaire Makélélé-Vieira. Ce 0-0 fait évidemment les affaires de l’Equipe de France, à condition de prendre les trois points mercredi au Parc des Princes face à l’Écosse. Des Écossais vainqueurs 3-1 de la Lituanie samedi et dernière équipe à avoir marqué un but aux Bleus dans ces éliminatoires lors de l’unique défaite de Raymond Domenech en match officiel. La bataille entre la France, l’Écosse, l’Italie et l’Ukraine s’annonçait rude. Une victoire sur l’Écosse permettrait tout de même de se sentir plus léger avant les trois derniers matches. Jérémy PATRELLE. (www.lepetitjournal.com) lundi 10 septembre 2007 Classement Groupe B 1. France 19 points (8 matches) 2. Ecosse 18 pts (8 m) 3. Italie 17 pts (8 m) 4. Ukraine 13 pts (7 m) 5. Géorgie 7 pts (9 m) 6. Lituanie 7pts (8 m) 7. Iles Féroé 0 pt (8 m)
|