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ENVIRONNEMENT - La chasse aux épaves |
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lundi 10 septembre 2007 |
Le programme de renouvellement du parc automobile, dénommé "Rabla" (épave en roumain), en est à sa troisième édition. Malgré un succès indéniable, ce n’est pourtant pas la solution miracle pour faire disparaître toutes les vieilles carcasses de voiture qui pourissent le long des trottoirs
(Photo : Gardianul)
C’est une initiative du ministère de l’Environnement. Le but de "Rabla" est de renouveler le parc automobile de Roumanie et par la même, apporter un peu d’air frais dans les grandes villes. Lors du lancement de la troisième édition de "Rabla", en avril dernier, Sulfina Barbu, alors ministre de l’Environnement, faisait le bilan des éditions passées : "Ce programme a déjà prouvé son efficacité sur la réduction des émissions de polluants comme sur la sécurité du trafic routier. Entre 2005 et 2006, 29.717 vieilles voitures ont été retirées de la circulation. Ainsi, l’émission de dioxyde de carbone a été réduite de 700 tonnes." Cette année, le programme se donne pour objectif de retirer 16.500 épaves des routes de Roumanie. Le propriétaire d’une voiture vieille d’au moins 12 ans, immatriculée et en état de marche, peut ainsi bénéficier d’une subvention de 3000 Ron (environ 900 euros) pour l’achat d’une voiture neuve. Pour bénéficier de cette offre, il existe toutefois quelques conditions : il faut apporter sa voiture dans un centre de récupération agréé et le choix des voitures neuves est limité à un certain nombre de modèles par fabricant ou importateur.
Les plus modestes ne sont pas concernés L’année dernière, les subventions ont été utilisées à 92% et cette année, déjà plus de 10.000 dossiers ont été vérifiés et approuvés lors de la première étape - il y en aura trois - qui se déroulait entre le 25 avril et le 31 août. Le programme "Rabla" a toutefois ses limites : il ne prend pas en compte les ménages les plus modestes. Dan Apostol est ingénieur en chef à Lematec, un centre agréé de récupération de voitures. Pour lui, "Rabla est un programme très bien, mais il ne concerne pas les personnes les plus pauvres. Même si l’on peut disposer d’une subvention d’environ 1.000 euros, ramener sa vieille voiture sous-entend d’en racheter une nouvelle. Ça, tout le monde ne peut pas se le permettre." Ce qui explique qu’il y ait toujours autant d’épaves dans les rues des grandes villes. Dan Apostol ajoute que "souvent, les gens hésitent à payer le transport de leur voiture à la casse qui coûte entre 100 et 200 Ron." Jules RAVAUD. (www.lepetitjournal.com - Bucarest) lundi 10 septembre 2007
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