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Lundi 3 septembre a marqué le coup d’envoi officiel de la campagne électorale. Dans les starting blocks depuis la fin de l’été, les champions des deux grands partis ont attiré tous les regards médiatiques, aussi critiques que complices Photo LPJ
Le compte à rebours de l’échéance électorale, qui verra l’élection du parlement espagnol et la désignation du chef de gouvernement au mois de mars, est bel et bien lancé. Le premier de la classe, en ce début d’année, est indubitablement Mariano Rajoy. Par ses frasques, le président du PP est parvenu à tirer vers lui toute la couverture médiatique. Jeudi dernier il a annoncé sa candidature en tête de liste de son parti*, évinçant ainsi la question de l’introduction de Gallardón, le maire de Madrid, sur ces mêmes listes. Après ce dernier coup d’éclat, le quotidien El País ne manquait pas d’ironiser sur l'inconstance du personnage**. Il n’empêche, dans leur ensemble, les grands quotidiens espagnols se sont faits les chroniqueurs de sa folle semaine, occultant presque l’interview - pourtant attendue - du chef de l’Etat accordée dimanche dernier à El País***. En septembre, les premiers sondages se ramassent à la pelle. Qu’ils aient été réalisés par les journaux eux-mêmes (El Mundo du 3 septembre) ou simplement commentés (Pulsómetro de la SER pour El País du 3 septembre) ils auront exclusivement mis en scène les deux grands partis espagnols.
Troisième voie et troisième voix ? Tant et si bien que jeudi, le mot était lâché : "bipartisme". La colonne d’El País se transforme en réquisitoire, mettant en garde contre les effets du "bipartisme" ambiant, facteur de "désertion citoyenne". Pourtant, la semaine dernière, cette chronique faisait figure d’OVNI dans le paysage rédactionnel de ce quotidien. Certains titres avaient fait d’autres choix éditoriaux. Jeudi et vendredi, ABC et La Razón se sont plus longuement attardés sur les conséquences politiques de la création du nouveau parti centriste de Rosa Diéz (ancienne PSOE), évoquée lundi dans El Mundo. Ce week-end en tous cas, les projecteurs médiatiques étaient encore une fois braqués vers le PP et son président, autour de l’épineuse question de la candidature de Gallardón. Caroline RODRIGUEZ. (www.lepetitjournal.com- Madrid) lundi 10 septembre 2007
Revue de presse réalisée avec les versions électroniques des quotidiens * et donc à la présidence du gouvernement en cas de victoire du PP aux législatives (NDLR).
**'Il y a une semaine, [Mariano Rajoy] annonçait sentencieusement que sa succession n’était pas une préoccupation à court terme. Quatre jours plus tard il disait uniquement se dédier aux gains des élections. Le lundi, il laissait ouverte une éventuelle incorporation de Rodrigo Rato sur les listes du PP. Le mardi, il tentait de trancher le débat sur les candidatures avec une phrase lapidaire devant les députés: "je déciderai [des candidatures] qui conviennent le mieux, à moi et au PP". Et hier, en apothéose de ses courageux efforts pour fermer le débat interne et externe à propos des listes [électorales, NDLR] et de sa succession en cas d’échec électoral, Mariano Rajoy annonçait créant la surprise devant les barons régionaux [du parti, NDLR], une anticipation de sa nomination comme candidat, qui serait votée lundi à l’occasion d’une réunion de l’Assemblée Directive Nationale", El Pais, 6 septembre 2007
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